La mondialisation et son impact économique

30 mai 2011

L’économie politique mondiale résulte de plusieurs processus historiques et sociaux particuliers. Les acteurs principaux sont les Etats et en particulier les Etats-Unis et les autres membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE).

La mondialisation a une influence sur l’économie, notamment en ce qui concerne les monnaies, les échanges d’informations et de capitaux.

Le flottement des monnaies

En juillet 1944 la conférence de Bretton – Woods (New Hampshire, Etats-Unis) établit les bases d’une coopération internationale sur le plan monétaire en vue de faciliter l’expansion du commerce international. 44 pays adoptent ses principes. Une des préoccupations de Bretton – Woods, et du Fond Monétaire International (FMI), concerne le taux de change des monnaies. Avant 1973, le Taux de Change Relatif TCR était déterminé par l’écart d’inflation P-P* du pays et par la variation relative du taux de change nominal N (c’est-à-dire le taux de change du pays par rapport au reste du monde) :

TCR = N + ( P – P*)

Donc, le niveau des prix augmente si le pays est plus inflationniste que l’ensemble de monde. Ce qui correspond à P>P*, N = 0 lors d’un régime à parité fixe.

En régime des changes flottants les taux de change sont déterminés par le marché.

Les marchés sont de plus en plus puissants en raison de leur rôle principal dans l’organisation économique du capitalisme mondial contemporain. Les marchés sont les seuls arbitres de la demande, de l’offre et des prix. La libre concurrence assure l’équilibre général des marchés, mais peut aussi causer leur chute.

La troisième révolution industrielle

L’émergence de ce qu’on peut nommer la troisième révolution industrielle, succédant à celle de la machine à vapeur au XIXe siècle et à celle liée à l’électronique, au pétrole et à la chimie après la Seconde Guerre Mondiale (1940-1945), transforme aujourd’hui l’économie en favorisant les échanges via l‘Internet et les nouveaux moyens de communication. Les échanges internationaux fonctionnent en continu sur l’ensemble de la planète.

Par ailleurs, le développement des eurodollars (les dollars circulant hors des Etats-Unis) à partir de 1957 a marqué le début de la circulation internationale des capitaux hors de tout contrôle étatique.

Hors de ce contrôle étatique, les transactions illégales, le blanchiment de l’argent sale, les mouvements de capitaux génèrent la spéculation. Cette dernière permet d’échapper à la crise économique en s’affranchissant des trajets économiques classiques, de pallier aux faiblesses du Trésor américain, de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire international, sur le plan de la répartition de l’économie. Mais le danger de la spéculation est la surévaluation du poids boursier d’un produit ou d’une industrie sans qu’il y ait adéquation à la réalité. Cette surévaluation, lorsqu’elle est exagérée, conduit au krach boursier.

Les flux de capitaux sont influencés par le niveau de taux de change réel. Plus ce dernier est bas, plus les flux de capitaux seront attirés dans ce pays. Si le taux de change d’un pays est faible par rapport au pays investisseur, ce dernier pourra se fournir en produits dont le prix sera sous-évalué par rapport à sa monnaie.

En regard du faible taux de change réel du dollar, l’économie américaine est donc devenue le principal récepteur de capitaux. Les Etats Unis , à la faveur d’antécédents historiques, économiques et culturels, ont su s’imposer et rythment l’économie mondiale.

L’économie devient donc mondiale, sous l’emprise de puissances nationales qui imposent leur type d’économie au reste du monde, avec les dangers que l’uniformité peut comporter face à une crise.

© Georges Vignaux, 2011

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