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Les grandes banques peuvent se passer de l’économie réelle

30 mai 2011

L’impact économique de la mondialisation ? Mon collègue Vignaux a fait œuvre de pédagogie en nous brossant un portrait bref et concis du phénomène, et je reviens ici sur l’une de ses affirmations : « le danger de la spéculation est la surévaluation du poids boursier d’un produit ou d’une industrie sans qu’il y ait adéquation à la réalité. »

Alors que l’économie traditionnelle, celle de la production, peine à se remettre du choc financier de 2008, les grandes banques d’affaires, la spéculation aidant, reconstituent leurs marges en profitant des bas taux d’intérêt maintenus par les banques centrales de différents pays.

Par exemple, la toute dernière technique à la mode, le « Carry Trade », consiste à emprunter dans une monnaie à très bas taux et à prêter à un taux plafond à l’autre bout de la planète. En Inde ou en Australie, les taux supérieurs à 5% permettent de réaliser des tours de prestidigitation financiers sans être le moins du monde inquiété par les autorités. Pour gonfler leurs bilans, les grandes banques spéculatives peuvent tout à fait se passer de l’économie réelle, car leurs circuits de rémunération sont totalement déconnectés de celle-ci.

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  1. posah
    2 juin 2011 à 14 h 37 min

    Cela tout aussi vrai que scandaleux.
    Je trouve ahurissant que les taux d’intérêt soit aussi eleves que ca dans un pays du tiers-monde comme le mien. Il est inconcevable que même les revenus les plus modestes soient etrangles pour rembourser leurs dettes quelles soient d’une échéance plus ou moins longue et que le montant soit minime. Les profits realises par lesdites banques sont tellement enormes au point qu’il apparaît que le secteur des banques et assurances soit le plus rentable ici.
    C’est tout simplement scandaleux d’en arriver a cela.
    Qu’on soit « asservi » par des monnaies telles que l’euro ou le dollar et que les taux d’intérêt dans les pays soient les plus bas au monde (au moins 8 fois par rapport aux pays sous-dev)
    Qu’on ne nous parle donc pas de la difficulte d’etablir un lien entre les deux types d’univers financier. Il en existe bien un, il s’agit du profit/misere.

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