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Consommation : quand le crédit compense pour les délocalisations

21 juin 2011

Je consomme donc je suis !

Le crédit compense pour les délocalisations

Dans mon dernier billet intitulé « Surconsommation : et si le déclin était déjà amorcé ? », j’ai avancé l’hypothèse que, bien qu’imperceptible, nous sommes déjà sur une pente glissante de déconsommation conduisant droit à une décroissance involontaire, et par conséquent, à une simplicité involontaire dans nos vies.

Se pose-t-on vraiment la question pour savoir pourquoi le crédit a connu un tel envol depuis le début du XXIe siècle ? Je vous propose une réponse parmi bien d’autres : étant donné que le pouvoir de consommation des gens s’effrite constamment par l’effet des délocalisations — emplois perdus ici, mais gagnés ailleurs — il faut compenser ce même pouvoir de consommation en ouvrant le crédit au plus grand nombre possible de consommateurs. C’est peut-être là ce qu’ont imaginé les financiers : rien ne se perd, rien ne se crée, il faut donner ici pour reprendre ailleurs.

Tous nous savons que le crédit, s’il n’est pas contrôlé, conduit à l’endettement. L’endettement est un facteur anxiogène important : vous ne savez pas quand vous perdrez votre maison ou vos biens — faillite personnelle probable —, conséquemment, vous espérez plus que tout de ne pas perdre votre emploi — traduction : emploi délocalisé.

Il y a une autre question qu’il faut se poser : au sortir de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’en 1973 — choc pétrolier —, l’occident était prospère sans recourir aux délocalisations. Pourquoi, soudainement, les délocalisations sont-elles devenues ce par quoi la prospérité devait passer ? Pourquoi étions-nous en mesure d’avoir un niveau de consommation tout à fait acceptable sans recourir au crédit et d’avoir une classe moyenne forte sans délocaliser les emplois ? Encore là, j’ai une autre réponse qui en vaut bien d’autres : les financiers se sont emparés de l’économie.

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