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Bannir Internet pendant les crises ? La post démocratie en marche ?

14 août 2011

Il y a parfois, dans l’actualité, des moments de pur bonheur pour quelqu’un qui, comme moi, prend plaisir à décortiquer le comportement humain. Il s’agit, cette fois-ci, du premier ministre David Cameron du Royaume-Uni et d’un porte-parole officiel du Parti communiste chinois.

Étape 1
David Cameron suggère de bloquer l’accès à Internet pendant les périodes de crise.

Étape 2
Le porte-parole officiel du Parti communiste chinois ne peut s’empêcher d’y aller d’une remarque tout à fait suave : « L’Occident a parlé de soutenir la liberté sur Internet, et de s’opposer au gouvernement d’autres pays qui contrôlent ce type de sites Web. Nous pouvons maintenant dire qu’ils dégustent le fruit amer [de leur complaisance] et ils ne peuvent pas s’en plaindre. »

Nous avons élevé au rang de « promoteur de la démocratie » les médias sociaux pendant le Printemps arabe, et nous les avons déclarés « catalyseurs de troubles » pendant l’Été européen. Un même poids, deux mesures différentes.

Ce que nous n’avons pas encore compris, comme je l’ai mentionné dans un article précédent, c’est que la Chine — Empire du milieu / Vampire du milieu — a peut-être compris une chose importante : « Le libre marché, la stabilité et la sécurité sociale peuvent fonctionner sans démocratie… »

Rapidement, et sûrement, et à coups d’émeutes, les technologies nous imposent une autre forme de démocratie. Comme le disait McLuhan, ce n’est pas le contenu qui transforme les sociétés, mais les technologies. Observez bien la carte suivante produite par l’anthropologue Alain Bertho. Il y a là non pas de quoi s’inquiéter, mais de voir sous nos yeux se dessiner les frontières sociales de la Quatrième Vague qui émerge où l’individu est devenu l’épicentre du monde. Et quelque part, j’ai l’impression que ce n’est que le début. Vous en doutez ? À vous de voir ! Je suis un Cassandre ? Non, un simple observateur !

©  , 2011

 

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  1. roland
    14 août 2011 à 18 h 40 min

    Analyse très objective de la situation.. Nous allons vers le point de rupture… A-t-on vu de grands hommes à l’horizon pour gérer ce grand bazar ? La confiance règne, à tel point qu’on entend de plus en plus parler de possibilités d’exodes vers d’autres planètes… Pour des gens fortunés s’entend ! Le reste, hé bien ! Ces messieurs le passeront en profits et pertes… du moment que ce ne sont pas eux qui paient les pots cassés… A part ça, rien de nouveau…

  2. Pierre Fraser
    14 août 2011 à 19 h 13 min

    Bonjour Lydie !

    Vous dites, et je cite : «Ceux qui pensent peuvent changer l’avenir, n’est ce pas là le principe même de l’élection d’un président. » Le problème, c’est qu’une élection est aujourd’hui devenue une opération pour déterminer qui sera le concierge de l’immeuble, car ceux qui dirigent sont peut-être maintenant ceux qui sont à la tête des agences de notation !!!

  3. 14 août 2011 à 20 h 58 min

    Oui, personnellement je ne soutiens pas vraiment ce moyen, car il a vraiment tourné en dérision, je voulais seulement dire par là qu’il proclame un homme capable de diriger la France grâce à ses paroles, mais que chaque personne est capable de crée un avenir si on est ensemble, et il n’est pas moindre de dire que le pouvoir aujourd’hui est souvent abusé.

  4. 14 août 2011 à 21 h 05 min

    Après en réponse direct au post, je pense que supprimer internet, et surtout dit sous cet angle, semble juste un moyen de contrôle de plus.

  5. Rottier Nicole
    14 août 2011 à 23 h 46 min

    La politique est un panier de crabes ! avons nous le choix ? moi j’ai confiance en l’avenir, internet est un outil extraordinaire, le supprimer deviendrait un désordre mondial.

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