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Vers une société sous contrôle total

29 août 2011

Vers la société de la surveillance permanente

Le 11 septembre 2001 a marqué les esprits. A partir de cette date, le monde a changé. Pas seulement en raison des guerres du Golfe et d’Afghanistan qui en ont découlé, mais aussi en raison des mesures contre le terrorisme qui ont suivi. Le monde est entré dans une nouvelle phase de l’histoire : celle qui mène vers l’état-policier, le contrôle total des populations et la surveillance permanente des individus, bref vers une dictature mondialisée. Voici les lois et technologies liberticides qui ont progressé à partir de cette date.

Des lois qui tuent les libertés
Le 11 septembre a tout d’abord conduit à mettre en place aux Etats Unis le fameux « Patriot Act » ou « loi patriote », qui permet au gouvernement, au nom du combat contre le « terrorisme », de passer au-dessus de la Constitution et de passer outre les droits et libertés des citoyens. Depuis l’adoption du Patriot Act, les USA ne sont plus vraiment une démocratie. La plupart des mesures du Patriot Act ont été prolongées de façon définitive. Cette dangereuse loi, qui était supposée être une loi « d’exception », est devenue une loi permanente.

Des lois semblables au Patriot Act ont rapidement fait leur apparition ailleurs pour finalement se répandre autour du monde. Par exemple, la France a eu la loi Perben ; et la Belgique a eu la loi du 19 décembre 2003; dernièrement, après les attentats de Londres de juillet 2005, l’Europe a pris de nouvelles mesures « antiterroristes », dont notamment l’augmentation des caméras de surveillance et la rétention et la conservation des données téléphoniques et des e-mails. Ces mesures n’ont pas de limite dans le temps ; elles sont donc devenues permanentes.

En réalité, au nom de la sacro-sainte « lutte contre le terrorisme », on a fait entrer à peu près n’importe quelle mesure de surveillance et de répression, et ce un peu partout sur le globe. On a fait croire aux gens que la sécurité devait prévaloir sur les libertés et les droits de l’homme ! En bref, nous sommes à présent, à peu près partout dans le monde, sur la voie de la dictature…

Bien plus grave : la plupart des mesures et technologies qui avaient été prévues contre les terroristes ont tendance à être aujourd’hui appliquées à d’autres portions de la population : au début, ce fut pour les criminels dangereux et récidivistes ; ensuite, on a visé la petite criminalité et la délinquance ; à l’heure actuelle, on est en train de glisser vers tout contrevenant, manifestant, protestataire… On est en train de dire aux gens : « Pour votre sécurité et pour vous protéger des terroristes et des criminels, il va falloir installer toute une série de dispositifs intrusifs, et vous allez devoir abandonner une partie de votre vie privée et de vos libertés ». C’est une pente dangereuse qui mène tout droit à un régime de surveillance totalitaire.

Des mesures et des technologies liberticides
Les technologies que nous allons ici présenter, possèdent toutes un point commun : elles permettent l’invasion de la vie privée, l’érosion et la suppression des libertés. Elles sont présentées sous des arguments qui jouent sur la corde sensible des gens. Ces arguments sont des prétextes de progrès ou encore des prétextes humanistes, médicaux, sécuritaires. Qui en effet oserait s’insurger contre une technologie qui permet de « soigner certains patients » ou qui « évite les kidnappings » ? Mais en réalité, tout dépend aussi des risques de destruction des libertés. Et nous allons voir que les technologies ici présentées sont souvent inacceptables en raison des dangers qu’elles représentent, mais aussi parce qu’elles visent le contrôle total et absolu de l’individu.

Les cartes d’identité électroniques à puce
Les cartes d’identité électroniques (ou eID) se développent de plus en plus. Elles existent en Belgique, en Italie, au Japon, et dans d’autres parties du monde. La France possède une carte INES (identité nationale électronique sécurisée), la Grande-Bretagne tente d’imposer une « ID Card » que 80% de la population refuse, les USA tentent de créer, pour la première fois, une carte d’identité nationale, et la Commission européenne a demandé que tous les pays de l’Union européenne possèdent leur carte d’identité électronique !

Mais en quoi cette carte d’identité électronique est-elle liberticide ? Tout d’abord, dans le fait que la puce électronique contient des informations que le porteur de la carte d’identité ne peut voir. Ces informations ne sont accessibles qu’au personnel autorisé. Certaines cartes d’identité électroniques contiendront des données biométriques, par exemple les empreintes digitales ou le scan de l’iris. D’autres pays ont également prévu des données biométriques supplémentaires: données relatives à l’ADN, photo numérique, reconnaissance faciale…

Certaines cartes d’identité électroniques vont même plus loin : elle possèdent des puces RFID qui, malgré leur réputation « d’infaillibilité », ont déjà été piratées, dans les pays où elles sont utilisées depuis un moment déjà. Ce piratage permettrait le vol de l’identité d’une personne. De plus, les puces RFID représentent de terribles menaces pour la vie privée. La puce électronique de la eID est capable de garder en mémoire une multitude de données. Il existe un risque que l’on intègre les données du registre national (un dossier extrêmement détaillé sur la personne) sur la mémoire de cette puce. Etant donné que toutes les données de l’individu seront reprises sous format électronique, il sera très facile de créer une gigantesque base de données centralisée reprenant ces données, ce qui représente toute une série de dérives possibles. Aux USA, des agences gouvernementales ont ainsi vendu les données privées d’individus à des compagnies commerciales. L’Etat n’est pas toujours aussi bienveillant qu’il veut bien le laisser percevoir…

Les passeports biométriques
Ces nouveaux passeports ont été imposés sous le diktat des USA ainsi que de l’OACI (organisation de l’aviation civile internationale). Le prétexte ? La lutte contre le terrorisme, mais aussi la faillibilité des anciens passeports ! Au début, on a fait croire aux gens que ces nouveaux passeports seraient infaillibles. Ce qui s’est vite révélé faux, puisque le piratage et le « vol d’identité » restent tout à fait possibles.

Au niveau technologique, ces passeports se caractérisent, tout comme les cartes d’identité électroniques, par une puce RFID qui contient certaines données biométriques du porteur, telles qu’une photo numérique, les empreintes digitales ou encore le scan de l’iris. Ces passeports présentent les mêmes risques que les cartes d’identité électroniques.

Les USA, dans le cadre de leur programme « VISIT », ont imposé ces passeports. Les citoyens des pays qui ne font pas partie de ceux qui ont accepté ces passeports biométriques et qui souhaitent entrer aux USA devront passer par l’étape bureaucratique de l’attribution d’un visa. Mais les USA sont loin d’être les seuls à être impliqués dans le processus, puisque de nombreux autres gouvernements ont accepté la dictature du passeport biométrique.

Les appareils biométriques
La biométrie est une partie de la biologie qui applique aux êtres vivants les méthodes statistiques. Et dans le domaine de la sécurité, la biométrie est la science qui calcule la taille et les caractéristiques biologiques qui rendent un individu unique en son genre, et donc identifiable. Ainsi, les empreintes digitales, les caractéristiques du squelette, la disposition des veines, les stries que l’on trouve dans l’iris de l’oeil de chaque personne… permettent d’identifier cette personne de façon précise.
Des appareils biométriques (scanners) ont commencé à se développer un peu partout dans le monde dans les endroits sécurisés, dans les aéroports, dans les lieux fortement fréquentés, afin de « lutter contre les terroristes ». Mais l’excuse de la lutte contre les terroristes est dépassée depuis longtemps. Des dérives se sont installées. Ainsi, au Texas, pour entrer dans un simple parc d’attraction, il vous faut « montrer patte blanche » et donner votre carte d’identité ou poser votre main sur un appareil biométrique qui scanne votre main afin de pouvoir entrer ; toujours aux USA, des scanners biométriques ont fait leur apparition dans les écoles afin d’identifier les élèves par analyse de l’iris ; plus près de chez nous, en France, les appareils biométriques ont été autorisés par la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) afin d’être placés dans les cantines scolaires !

On est en droit de s’offusquer quant au fait que ces technologies soient mises en application auprès des enfants. Cela fait néanmoins partie des buts des entreprises et des gouvernements. Ainsi, par exemple, la CNIL est un organisme d’état qui dépend du gouvernement français. Et au niveau des entreprises, le Gixel (un conglomérat des entreprises françaises spécialisées dans l’électronique) a fait paraître un petit livret appelé « Le livre bleu » dans lequel il explique qu’il faut habituer les citoyens aux nouvelles technologies dès leur plus jeune âge. Ainsi, en endoctrinant les enfants à se faire contrôler à tout moment, on forme une génération de personnes qui trouveront « normal » de se faire surveiller, contrôler en permanence et n’importe où !

Les bases de données centralisées
Nous vivons de plus en plus dans une société au tout électronique : ce qu’on appelle l’e-government (ou gouvernement électronique), dans lequel les citoyens pourront demander un papier officiel ou remplir leur déclaration d’impôts via Internet, en est un bon exemple. Bien entendu, on nous chante les vertus de « commodité » de ce système. Mais, les risques sont là, car tout ce qui est sous format informatique est susceptible d’être piraté. Mais il existe un danger plus redoutable encore : ces bases de données permettent la centralisation du pouvoir. Et plus le pouvoir est centralisé, plus le risque de dictature est élevé, même dans les pays « démocratiques » ! Ainsi, un Etat dans lequel tout individu serait fiché et repris systématiquement sur toute une série de bases de données selon les endroits où il achète des articles, les banques où il retire de l’argent, où il se connecte sur Internet, les papiers qu’il demande sur le web etc., pourrait repérer et pister cet individu à tout moment. Ces données pourraient également être vendues à des sociétés privées (et cela s’est déjà produit aux USA et au Canada), voire à un Etat étranger.

Ainsi, des programmes très sophistiqués de « data mining » (extraction de données) permettent d’établir des déductions à partir de plusieurs bases de données différentes, ce qui constitue un sérieux danger car on peut dresser un portrait du comportement et des habitudes de l’individu à partir du recoupement entre ces différentes bases de données.

La rétention des données
De nouvelles « lois antiterroristes » européennes ont été signées suite aux attentats de Londres du mois de juillet 2005. Désormais, tout ce que vous envoyez par SMS ou par e-mail sera conservé pendant au moins 2 ans ! Ce système permet de conserver un grand nombre d’informations sur l’individu, sur ce qu’il a envoyé, quand il l’a envoyé, avec quel service, à partir de quel site web… Nous sommes donc déjà, en réalité, très avancés dans le domaine de la surveillance des individus. Et il ne s’agit pas uniquement de la surveillance des terroristes !

Ainsi, un scandale a éclaboussé le président américain George W. Bush qui a autorisé pendant plusieurs années, illégalement et de façon anticonstitutionnelle, des écoutes téléphoniques secrètes de citoyens, avec rétention des données. Les cibles de ces écoutes téléphoniques n’étaient pas toujours des terroristes, mais bien souvent des activistes, des militants, des protestataires ou tout simplement des adversaires de l’administration Bush !

Les caméras de vidéosurveillance : Big Brother vous regarde
Avec les dernières lois « antiterroristes » européennes, l’augmentation des caméras de vidéosurveillance a été décidée.
Néanmoins, le phénomène se développe un peu partout sur la planète, en raison de la psychose du terrorisme. Que ce soit au Japon, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis ou en Australie, les caméras de vidéosurveillance se multiplient. La Grande-Bretagne est le pays qui possède le plus de caméras en Europe. On a parlé de ces caméras CCTV lors des attentats du métro de Londres où, bizarrement, malgré le nombre impressionnant de caméras placées dans le métro, la scène des préparatifs du crime n’avait – apparemment – pas été filmée, ce qui remet déjà en question la « sécurité » toute relative que ces caméras amènent ! On est donc en droit de se poser la question : est-ce qu’il est vraiment nécessaire, pour arrêter une poignée de criminels, de criminaliser et de pénaliser l’ensemble de la population ?

Ce système de vidéosurveillance menace clairement la vie privée, ainsi que certains droits constitutionnels de base. Ainsi, le fait d’épier les piétons à chaque coin de rue constitue une suppression de la liberté de mouvement. Ces caméras de surveillance nous amènent vers des systèmes qui sont clairement excessifs, et même vers un état-policier. Ainsi, en Australie, le premier ministre, John Howard, a déclaré que toutes les caméras de Sydney, qu’il s’agisse des caméras placées dans les transports en commun ou les caméras des banques, des supermarchés ou installées dans les endroits publics, toutes les caméras seront reliées au quartier général de la police ! Le but de cette manoeuvre : lutter contre le « terrorisme » et le « grand banditisme », bien entendu, mais aussi contre les activistes, les manifestants et les contestataires ! C’est ce qui se passe aussi aux USA : on assiste à un glissement très dangereux qui, à partir de la lutte contre les terroristes, englobe de plus en plus de catégories de personnes ! Des gens manifestant pour défendre leur emploi ou des opposants politiques pourraient vite devenir punissables. L’augmentation du nombre de caméras de vidéosurveillance est mondiale. Nous nous dirigeons, petit à petit, vers le même système que le système totalitaire américain !

Les satellites et la géolocalisation
Nous connaissons déjà le GPS (global positioning satelllite), un système composé de dizaines de satellites. Ce système est utilisé, notamment, pour pouvoir s’orienter. Mais il permet aussi de pouvoir filmer ce qui se passe sur Terre avec une précision redoutable : depuis l’espace, il peut filmer avec une précision au mètre près !

Aujourd’hui, le GPS (un système américain) est concurrencé par le système Galileo (un système européen) dont les satellites, plus récents, bénéficient d’une technologie bien plus avancée, et dont la précision est encore plus pointue que celle du système GPS. Et dans les projets de surveillance prévus via le système Galileo figurent le pistage des objets, des véhicules et des humains ! Voilà qui en dit long sur les projets de contrôle de la population !

Et ce n’est pas tout ! L’Europe lancé un programme de satellites-espions dénommés satellites GMES (Global Monitoring for Environment and Security ou « Surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité ») . Ces satellites seront à même, par beau temps, d’espionner tout ce qui se passe ! D’ailleurs, les buts des satellites GMES sont très clairs. Ils ont été résumés par Philippe Busquin, commissaire européen chargé de la recherche. Il a dit, en parlant du GMES : « il s’agit d’établir une capacité européenne de Surveillance Mondiale pour l’Environnement et la Sécurité » !

La géolocalisation est ainsi présentée sous des prétextes commerciaux (pouvoir localiser vos amis) ou sécuritaires (pouvoir localiser vos enfants pour leur « sécurité » ou « afin de prévenir les kidnappings ») et pourtant elle constitue un sérieux danger pour la liberté et la vie privée, puisqu’elle permet d’espionner les gens à tout moment.

Le contrôle des automobilistes et des véhicules
Une multitude de mesures qui vont dans ce sens sont en train d’être prises en ce moment dans un grand nombre de pays. Toujours sous les prétextes de sauver des vies ou de la sécurité maximale pour tous.
Dans plusieurs pays de l’Union européenne (dont la Belgique et la France), des systèmes de caméras high-tech à fibres optiques ont été installés sur les grands axes routiers avec la possibilité de photographier toute voiture dépassant la limite de vitesse. Ce système existe aussi aux USA. Le contrevenant recevra dans sa boîte aux lettres l’amende ainsi qu’une photo prise au moment de l’infraction (ce qui rend pratiquement impossible toute contestation).

Aux Emirats Arabes, la société IBM va équiper les véhicules de « boîtes noires » de surveillance par GPS (satellite) qui repèrent où se trouve chaque véhicule et contrôleront la vitesse de celui-ci. En cas de dépassement des limites de vitesse (contenues sur une carte routière électronique accessible par satellite), un message vocal d’avertissement sera diffusé dans l’habitacle du véhicule.

Au Royaume-Uni ainsi qu’aux USA, en Australie, à Singapour ou en Allemagne, un système de péage automatique via des boîtes noires sera installé. Ces boîtes noires, fixées sur chaque voiture, auront pour but de taxer automatiquement les automobilistes par km ou par mile conduit.

En France, de nouvelles plaques minéralogiques sont désormais attribuées à vie. Le but de ces plaques ? Un contrôle renforcé et une meilleure traçabilité ! Au Royaume-Uni, des plaques minéralogiques contenant des micro-puces RFID sont en cours d’application. Ceci permettra le pistage systématique de tout véhicule sur les grands axes routiers. Ces plaques seront bien entendu repérables par des scanners ou des capteurs placés le long des routes. Le Road Traffic Act (loi sur le trafic routier) donne par ailleurs aux policiers le droit d’arrêter tout véhicule, à tout moment et pour n’importe quelle raison ! Dérapages incontrôlés assurés…

En Suède et au Royaume-Uni, un système nommé « Alcolock » empêche la voiture de démarrer si le conducteur est ivre ou s’il a bu de l’alcool. Avant de pouvoir démarrer, le conducteur doit souffler dans un tube qui analyse la teneur en alcool de l’haleine. Au Royaume-Uni, des boîtes noires placées sur les véhicules et employées par les assureurs de Norwich Union en tant qu’élément du plan d’assurance automobile « pay as you drive » pourraient fournir des informations sur la façon dont le conducteur conduisait la voiture au moment d’un accident. Aux Etats-Unis, la surveillance du mouvement des individus sur les autoroutes est aussi effectuée, par l’intermédiaire de GSM (GSM Cingular).

Bref, tous ces instruments, placés sur ou dans la voiture, vont permettre une surveillance de tous les moments des automobilistes. L’Etat possèdera donc encore un peu plus d’influence et de moyens de pression sur l’individu (centralisation du pouvoir). Et non seulement l’Etat possèdera ce pouvoir, mais des compagnies d’assurance aussi. Excès et dérives en perspective !

La technologie RFID
C’est l’une des technologies les plus liberticides en train d’être mise en place. Cette technologie porte le nom de RFID (pour « Radio Frequency Identification »). Elle n’est pas neuve, puisqu’elle a été créée il y a plusieurs décennies. Il s’agit d’une technologie d’identification par radiofréquence. Avec cette technologie, c’est donc par les ondes que les informations d’identité sont transmises. Détail intéressant : la toute première application de la RFID date de la guerre froide (années 50), a été effectuée par les Russes et relevait du domaine de l’espionnage !

La technologie RFID est le plus souvent constituée de 2 éléments : une micro-puce électronique, et un lecteur/scanner, qui peut détecter la puce jusqu’à quelques pieds de distance (1 ou 2 mètres). Cependant, dans certains cas, une base de données centralisée intervient également. Les plus petites puces RFID sont inférieures à la taille d’un grain de sel, ce qui pose aussi un autre problème lié à la miniaturisation : le fait que les outils d’identification deviennent invisibles à l’oeil nu, et que l’on peut donc être identifié, contrôlé et surveillé à notre insu !

La technologie RFID permet de tout identifier : les objets, les animaux, les êtres humains ! Et elle est aussi compatible avec les systèmes de repérage et de pistage par satellite (antennes-relais, bases terrestres, satellites). Signalons trois produits distincts de la technologie RFID : les tags RFID, les bracelets à puce RFID et les ignobles micro-puces sous-cutanées pour humains.

Les tags RFID
Les tags RFID (aussi appelés « étiquettes RFID ») sont de petits objets qui sont collés sur ou insérés dans les objets. Les plus grands ressemblent à de petits autocollants carrés sur lesquels se trouve une puce électronique autour de laquelle d’enroule, de façon carrée également, une « antenne ». Les plus petits sont minuscules, pas plus grands que la mine d’un crayon ou qu’un grain de sel !

Il existe deux types de tags RFID : les tags RFID passifs, qui ne possèdent pas de système d’alimentation en énergie et qui ne sont activés que lorsque les ondes du lecteur/scanner passent au-dessus d’eux, et les tags RFID actifs, qui possèdent une pile minuscule, et qui émettent et reçoivent de l’information en permanence, et à l’insu des gens ! Jusqu’à présent, ce sont surtout les tags RFID passifs qui se sont développés, mais les tags RFID actifs, bien plus dangereux pour les libertés, commencent eux aussi à se développer !

La petite puce du tag RFID contient une mémoire qui décrit toute une série de choses concernant le produit sur lequel ce tag est placé : numéro unique du produit, composition, marque, lieu de fabrication, date d’envoi, date de péremption, et bien d’autres choses encore ! Au niveau du fonctionnement d’un tag RFID passif, une fois que le scanner est passé au-dessus du tag RFID, il envoie une onde radio qui « réveille » la puce. Celle-ci émet en retour (toujours par radiofréquence) toutes les informations qu’elle contient. Ces informations s’affichent alors sur le scanner, ou sur l’ordinateur auquel le scanner est relié.
C’est à l’armée que les tags RFID ont été utilisés en premier lieu, puis dans le secteur de la grande distribution. On a d’abord utilisé cette technologie pour faciliter et accélérer les inventaires et l’aspect logistique des envois ou des commandes. Ainsi, en plaçant un tag RFID sur les caisses et les palettes de munitions ou de marchandises, plus besoin de compter le nombre d’articles à l’intérieur, la valeur d’une caisse etc. Un coup de scanner, et le tour est joué ! Economie de temps, économie d’argent… Et le passage à ce type de technologie ne se fait pas toujours dans la douceur : ainsi Wal-Mart, premier distributeur mondial, a imposé que tous ses fournisseurs se convertissent, à grands renforts de dépenses, à la technologie RFID pour 2005. Les hypermarchés Carrefour (France – 2e distributeur mondial) et Metro (Allemagne) l’ont imité.
En réalité, le projet pour imposer les tags RFID est mondial. Le but est de remplacer les codes-barres (qui possèdent quelques milliards de combinaisons) par les tags RFID (qui possèdent des milliards de milliards de milliards de combinaisons possibles).

L’objectif final tient de la mégalomanie : il s’agit de « pucer» chaque objet sur terre ! Cela représente un marché estimé à des milliards et des milliards de dollars. Evidemment, cette technologie est présentée par les entreprises et même les gouvernements comme quelque chose de « fabuleux ». Malheureusement, elle pose toute une série de problèmes liés à l’emploi, à la vie privée et aux libertés.

Prenons un exemple : vous remplissez votre caddie de marchandises dans votre hypermarché. Au moment de passer à la caisse, plus besoin qu’une caissière scanne vos marchandises une par une. Un portique, qui est en réalité un lecteur/scanner de RFID, a été installé. Vous passez tout le caddie sous le portique, et en une seule fois, tous les tags RFID réagissent, et l’addition de tous les prix s’effectue automatiquement. Rapide et pratique, plus de longues files aux caisses, pourrait-on penser. Mais en y réfléchissant, ce système hypothèque les jobs de caissier et de caissière. En effet, quel serait encore le besoin qu’un être humain effectue le travail, alors que la RFID est plus rapide et, à terme, revient moins cher que de payer un(e) employé(e) ? Et d’autres secteurs que les caissières sont concernés ! Prenons par exemple le secteur de la sécurité. Les puces RFID sont aussi glissées dans des cartes sans contact permettant l’accès à des zones sécurisées ou à des bâtiments. A partir du moment où des cartes sont efficaces et suffisantes, pourquoi payer encore autant de gardiens ?
Mais les applications les plus dangereuses ne se situent pas au niveau de l’emploi. Les tags RFID, s’ils ne sont pas désactivés à la caisse, continuent de pouvoir être scannés et de livrer leurs informations. Dans le cas où les tags resteraient actifs, nous transporterions et véhiculerions, parfois à notre insu, des informations de façon permanente, et nous serions même répertoriés, profilés et évalués à chaque fois que nous passerions à proximité d’un scanner ou d’un portique RFID ! Des étrangers pourraient avoir accès à nos données privées ou confidentielles. Contrôle total, donc.

En portant ces puces toujours actives sur nous, on pourrait même, à l’aide de scanners placés à l’entrée des magasins, voir d’un seul coup tous les vêtements que nous portons, si ce sont des vêtements de marque ou non, et même dresser un profil du type d’acheteur que nous sommes, le budget moyen que nous possédons etc.

Il existe aussi un autre problème : ces puces RFID, qui sont placées aussi dans des cartes d’identité électroniques, sont bien entendu piratables et permettent donc le vol d’identité ! Il suffit pour cela d’un lecteur/scanner portable, et de connaissances en piratage. Bien sûr, on vous dira qu’il y a du cryptage et des protections ! Mais dans le monde de l’informatique, aucune protection n’a jamais résisté au piratage !

La RFID commence aussi à être utilisée dans des cartes bancaires. Les cartes bancaires à puce se transforment donc en cartes à puce sans contact (RFID). Le mouvement a déjà débuté aux USA. En Europe, la RFID a aussi commencé à être utilisée comme abonnement dans les moyens de transports : à Paris, le système « Navigo », de la RATP, utilise déjà la RFID, et à Londres, la « Oyster Card », qui contient une puce RFID, est désormais l’un des moyens qui permettent de se déplacer en métro. Il existe même une tendance qui consiste à vouloir « imposer en douceur » la RFID. Ainsi, dans le métro londonien, la Oyster Card, une RFID qui permet donc de pister les individus selon leurs trajets, coûte moins cher qu’un ticket habituel en papier !

Les tags RFID ne sont qu’une des nombreuses applications de la RFID, et leurs conséquences sont déjà intolérables. Mais nous allons voir qu’il existe d’autres applications plus graves. Car si l’on applique des tags RFID sur les marchandises ou dans les marchandises, on peut également en placer sur les personnes ou à l’intérieur des personnes, avec les risques que cela implique !

Les bracelets à puce RFID
Ce dispositif provient en droite ligne des colliers à émetteur que l’on place sur les animaux pour pouvoir les repérer. Sauf qu’ici, ce principe est appliqué à l’être humain ! Ces bracelets peuvent posséder une puce RFID active et être repérables par satellite. C’est ainsi que l’on peut localiser précisément un individu.

Au début, on les a appliqués aux criminels, notamment afin de désengorger les prisons surpeuplées. Le bracelet permet de repérer l’individu à tout moment. Bien souvent, l’individu ne peut pas dépasser certaines limites géographiques déterminées par le juge. S’il franchit ces limites ou s’il tente d’enlever le bracelet, celui-ci émet un signal que la police reçoit aussitôt. On trouve ce type de bracelet RFID en application en Belgique, en France, en Espagne, aux USA… Mais les applications de ce genre de bracelet ne sont déjà plus limitées aux seuls criminels ! Aujourd’hui, aux USA, en Grande-Bretagne et en France, une application supplémentaire a été ajoutée : le port de ce bracelet à puce RFID par les nourrissons dans les maternités !!!
A nouveau, on a joué sur la corde sensible des gens en effrayant les parents à l’idée que leur bébé pouvait être accidentellement échangé avec le bébé d’une autre personne, ou pouvait être kidnappé à l’hôpital. La vaine recherche de la sécurité maximale a fait en sorte que ce système a été adopté dans certains hôpitaux ! Ainsi, le système « Hug », de la compagnie Verichip Corp., ainsi que le bracelet « Columba » de la société Medical Intelligence, tous deux des bracelets à puce RFID, sont déjà présents, dans des maternités britanniques et françaises.

Le principe est simple : des lecteurs/scanners de RFID sont placés aux différentes entrées et sorties de la maternité, et chaque bébé porte un bracelet à puce RFID au poignet ou à la cheville (la puce porte bien entendu dans sa petite mémoire les informations relatives à chaque bébé). Si le bébé est pris par une personne qui ne fait pas partie du service et que cette personne sort du service pendant plus de quelques secondes, une alarme se déclenche. Pour s’assurer de la bonne identité du bébé, il suffit d’un coup de scanner portable.

Une fois de plus, on effectue à chaque fois un contrôle des individus, et cela pratiquement dès la naissance, dans ce cas-ci ! Le contrôle total, la surveillance permanente sont les outils auxquels chaque gouvernement et chaque dictateur rêve secrètement. D’ailleurs, n’est-il pas troublant qu’un ministre allemand ait proposé de surveiller les chômeurs (soi-disant pour les « aider à se réinsérer dans la société active ») à l’aide d’un bracelet à puce RFID ? Mais tous les risques que nous avons abordés jusqu’à présent ne sont encore rien en comparaison des dangers des micro-puces implantables. Ces puces représentent l’ultime contrôle des individus, le point de non-retour.

Les micro-puces
Les micro-puces sous-cutanées pour humains. Les puces sous-cutanées ont été, tout comme les bracelets à émetteurs radio, développées d’abord pour les animaux. Les puces sous-cutanées pour humains (qui sont elles aussi des puces RFID) existent depuis la fin des années 60. Développées au départ dans des buts médicaux, afin de reconnecter des nerfs moteurs endommagés, on a découvert rapidement que selon la fréquence à laquelle elles étaient réglées, l’humeur de la personne changeait.

Selon la fréquence émise par la puce, les neurotransmetteurs (substances chimiques contenues dans le cerveau) réagissent d’une façon ou d’une autre, permettant l’augmentation ou la réduction de la production des hormones. Ainsi, si une personne produit davantage d’adrénaline, elle sera plus stressée, plus anxieuse, plus agressive. Si elle en produit moins, elle sera plus calme, plus apathique etc.

Ce point est extrêmement important, car il signifie qu’avec ces puces sous-cutanées, un contrôle du comportement, et donc un certain contrôle mental, est possible !!! Ceci constitue évidemment un danger absolument inacceptable (fin des libertés) et signifie qu’en cas d’implantation d’une de ces puces, vous risquez de ne plus être tout à fait vous-même ni de contrôler entièrement toutes vos attitudes : on peut vous influencer de l’extérieur via des ondes bien précises ! Cela est rendu possible, notamment, par les satellites et les antennes-relais.

Et cela va même plus loin : en réglant de façon précise la fréquence de la puce sous-cutanée, on peut parvenir à réduire fortement la production d’oestrogènes chez une femme, et empêcher qu’elle tombe enceinte. Les gouvernements – notamment des USA mais aussi les gouvernements européens – ont également demandé aux chercheurs qui ont mis au point la puce sous-cutanée pour humains qu’elle puisse servir de moyen d’identification des individus. On a donc appliqué le principe des puces RFID, qui contiennent une petite mémoire dans laquelle on peut enregistrer toute une série d’informations en un seul dispositif : identité, adresse complète, numéro de sécurité sociale, empreintes digitales, date de naissance, plaque d’immatriculation… bref, autant d’informations que nécessaire !

Il semblerait que l’étape suivante soit une « carte de banque » implantée à l’intérieur du corps, et qui rassemble toute une série de documents en un seul dispositif ! Rappelons-nous ce que nous avons dit à propos des cartes d’identité électroniques : à terme, elles rassembleront toute une série de documents, et possèderont même des possibilités bancaires. Un « hasard » ? Pas du tout ! On a amorcé, avec les cartes électroniques, un mouvement qui mène aux puces implantables ! Avec une puce sous-cutanée généralisée, les gens ne paieraient plus qu’avec un moyen de paiement : leur puce sous-cutanée ! Déjà, une chaîne de nightclubs situés notamment à Barcelone et à Rotterdam, proposent à leurs bons clients de se faire « pucer » afin de pouvoir payer leurs consommations! Tout ceci sous des prétextes de facilité, de modernité, et de soi-disant « sécurité » (avec ce « portefeuille sous la peau, plus moyen de perdre votre argent ni de vous le faire voler »…

Vous pourriez vous dire que la puce sous-cutanée pour humains n’est pas réalisable d’un point de vue technique, parce qu’il faut qu’elle soit alimentée par électricité et que l’on ne peut pas implanter quelqu’un puis lui retirer la puce quelques semaines plus tard afin de la recharger, puis réimplanter cette personne et ainsi de suite. C’est oublier un détail important : la micro-puce sous-cutanée pour humains est une puce RFID. Or, il existe – on l’ vu – 2 types de RFID : les RFID passives (qui ne possèdent pas de batteries et qui ne s’activent que pour un très court moment lorsqu’un scanner est passé au-dessus d’elles), et les RFID actives.

A l’heure actuelle, les puces sous-cutanées passives pour humains sont déjà opérationnelles. Lorsqu’elles sont scannées, elles ne renvoient qu’un numéro unique qui permet, lorsqu’on l’introduit sur un site web, d’avoir accès à une base de données et au dossier de la personne en question.

Les puces sous-cutanées actives pour humains ne sont pas un problème non plus au niveau du rechargement en énergie. Des chercheurs ont découvert que le revers de la main et le front étaient les deux endroits du corps qui changeaient le plus facilement de température. Ces petits changements de température sont suffisants pour permettre à la pile minuscule de la puce de se recharger automatiquement. Plus besoin donc de recharger la pile en l’extrayant du corps : elle se recharge seule, grâce aux légers changements de température de l’organisme !

Mais au fait, à quoi ressemble une puce sous-cutanée pour humains ? Et bien, il s’agit d’une minuscule capsule de verre de la taille d’un grain de riz et qui contient une puce RFID capable d’émettre, de recevoir et de stocker des données et des informations. En plus de la puce, on trouve aussi une antenne lovée sur elle-même. Cette puce est injectée à l’aide d’une seringue hypodermique et par anesthésie locale.

La pile minuscule de la puce sous-cutanée est une pile au lithium, ce qui est très dangereux si la puce venait à se briser. Le lithium provoquerait en effet une grave infection. En outre, la micro-puce peut migrer dans le corps, et se déplacer sous la peau. Ce risque est minimisé par une matière en polymères appelée « biobond » et qui recouvre la capsule de verre, mais le déplacement de la puce peut malgré tout se produire.

Les ondes des RFID peuvent endommager l’ADN et être dangereuses pour la santé. C’est déjà vrai pour les simples tags RFID, alors imaginez ce que cela peut donner si ce tag RFID est implanté directement dans l’organisme d’une personne ! De plus, la puce sous-cutanée, bien que présentée comme un « outil médical », n’est pas compatible avec l’imagerie par résonance magnétique (IRM). En effet, la puce contient des éléments métalliques. Or, un scanner IRM agit comme un aimant surpuissant. Le risque de blessure est donc réel.

Enfin, une micro-puce sous-cutanée active, possédant une pile, émet et reçoit en permanence des informations, à l’insu du porteur ! Cela permet, entre autres, de pouvoir géolocaliser, donc de pouvoir repérer l’individu pucé, à tout moment, partout sur la planète ! Grâce aux satellites, et aux antennes-relais. C’est la fin de toute vie privée !

Où en est le développement de ces puces sous-cutanées pour humains ? A l’heure actuelle, quelques compagnies seulement distribuent ces puces sous-cutanées pour humains. Parmi ces compagnies, on trouve Trovan et sa puce ID100IH (http://www.trovan.com/products100ih.htm) ainsi que Verichip Corp. et sa « verichip » (http://www.verichipcorp.com). Ces deux compagnies sont des multinationales, et de très nombreux pays sont déjà touchés par ce fléau. Au Brésil et au Mexique, le programme « verikid » permet même de pucer les enfants afin qu’ils « ne se fassent pas kidnapper » ! Aux USA, des entreprises obligent des employés à se faire pucer afin d’avoir accès à des zones sécurisées ! Les puces sous-cutanées utilisées jusqu’à présent sont des RFID passives, mais des prototypes de RFID actives ont déjà été développés. Pour le moment, les puces sont surtout implantées dans le bras, au niveau du triceps.

Les applications prévues pour le puçage des humains concernent :

  • Le puçage des gens pour l’accès aux zones de sécurité ou à des zones où sont stockées des valeurs importantes,
  • Le puçage des enfants contre les kidnappings,
  • Le puçage des personnes âgées dans les homes pour leur propre « sécurité »,
  • Le puçage des policiers dans la main afin de pouvoir utiliser leur arme dont la gâchette, munie d’un scanner, ne se débloquera qu’à l’approche de la main pucée de son propriétaire (application dite du « smartgun » ou « flingue intelligent »),
  • Le puçage à des fins bancaires,
  • Le puçage afin de pister des gens qui seraient amenés inconscients à l’hôpital, ce qui permettrait d’avoir accès à leurs données médicales même s’ils sont inconscients.
  • Le puçage des gens dans des buts d’identification

Au départ, le puçage a été présenté comme étant « volontaire » (provenant du libre choix des personnes), mais les choses sont déjà en train de changer ! Une autre technologie concurrence et dépasse la puce sous-cutanée au niveau des dangers innommables qu’elle représente. Il s’agit de la technologie des puces neurales et cérébrales pour humains.

Les micro-puces neurales ou cérébrales
Imaginez une micro-puce plantée dans un nerf ou dans le cerveau, car c’est bien de cela dont il s’agit. Cela signifie d’abord que si l’on implante ce type de puce, le retirer requiert un neurochirurgien et une opération lourde. De plus, il s’agit d’une manoeuvre extrêmement délicate et dangereuse ! Autrement, dit, une puce neurale ou cérébrale placée dans l’individu signifie que l’extraction de cette puce est extrêmement risquée, voire impossible !

Ce qu’il faut surtout voir, c’est l’esprit dans lequel ces puces ont été développées. Le Pr. José Delgado, neurophysiologiste espagnol, qui a inventé dans les années 1960 le « Stimoceiver », l’un des premiers implants cérébraux de contrôle, est notamment célèbre pour avoir réussi à donner l’ordre de stopper net, à l’aide d’une télécommande, à un taureau lancé en pleine course lors d’une corrida et auquel une puce cérébrale avait été implantée. Ce même Pr. Delgado a dit :  » Nous avons besoin d’un programme de psychochirurgie pour le contrôle politique de notre société. Le but est le contrôle physique de l’esprit. Chacun qui dévie de la norme donnée peut être chirurgicalement mutilé. »

Le but est donc clair : c’est bien du contrôle des populations dont il s’agit, du contrôle des individus et de leur esprit, et de la création d’une société totalitaire dans laquelle toute attitude sera surveillée, et imposée selon la volonté du pouvoir en place !
Au départ, on a proposé ces puces pour ralentir les effets de la maladie d’Alzheimer ou pour calmer les tremblements liés à la maladie de Parkinson. C’est en France que l’on a commencé ce genre d’expérimentation ! Parmi les entreprises qui commercialisent ce genre de système de puce cérébrale, on peut par exemple citer la société américaine Cyberkinetics, avec ses deux systèmes de puce et de stimulateur cérébraux, le BrainGate et le NeuroPort !

On a vite intégré d’autres types de malades. On a ainsi développé des systèmes qui permettraient à un aveugle, à partir de ces puces couplées à un appareillage électronique complexe, de recouvrer la vue, ou du moins une « vue électronique ». On est en train de tester des systèmes qui, à l’aide de puces neurales, permettent de connecter les nerfs d’un amputé à un membre cybernétique, ce qui lui permet de retrouver une certaine autonomie !

A présent, on s’occupe d’un autre type de patient : les dépressifs profonds et maniaco-dépressifs ! Ces gens qui, comme le souligne une étude américaine, ne sont plus productifs pour la société, et souvent au bord du suicide. Il a été démontré qu’une puce implantée dans leur cerveau et émettant des ondes à certaines fréquences ainsi que des impulsions électriques permettait de rendre un certain pourcentage de ces dépressifs plus « heureux », d’équilibrer le taux de leurs hormones ainsi que de les réinsérer dans la vie sociale. Nous avons vu que la modification du comportement est déjà possible avec les puces sous-cutanées. Ici, l’effet est encore renforcé, puisque c’est directement sur le cerveau ou les nerfs que l’on agit !

D’autres applications des puces neurales et cérébrales sont développées en ce moment. Il s’agit d’applications qui visent non plus le traitement médical, mais l’ « amélioration des capacités humaines »! Ainsi, le « brain machine interface program » (programme d’interface machine-cerveau) financé par la DARPA (une agence du ministère de la défense américain qui s’occupe des avancées technologiques de pointe) a permis à des amputés ou à des paralysés de se servir d’une puce implantée dans leur cerveau et appelée M.M.E.A. (multiple micro electrode array ou batterie multiple de micro électrodes) afin de diriger leur fauteuil électrique ou d’envoyer un e-mail par la seule force de la pensée, la puce jouant un peu le rôle de « télécommande » entre l’individu et la machine. Dans certains projets de la DARPA, on n’hésite pas à dire que l’on souhaite améliorer les soldats afin qu’ils ne deviennent pas le maillon faible sur les champs de bataille du futur !

De récents articles faisaient d’ailleurs écho des projets de l’armée américaine d’implanter certains soldats avec des puces cérébrales ! Les puces en question court-circuiteraient ou remplaceraient l’hippocampe, une partie du cerveau qui sert à fixer les souvenirs. Le prétexte invoqué cette fois était que grâce à ces puces, les soldats se souviendraient parfaitement de tout leur entraînement et de leurs ordres de mission ! Mais on peut très bien percevoir un autre avantage : avoir des soldats qui ne se souviendraient plus des horreurs du champ de bataille ! Pratique pour les gens qui dirigent les troupes, puisque l’on évite ainsi aux soldats des traumatismes psychologiques, et donc on conserve les soldats plus longtemps, avec moins de problèmes liés aux soucis de santé psychologique, à la désertion, et au recrutement !

Les puces cérébrales telles que la M.M.E.A. permettent donc à l’individu d’agir sur l’extérieur (exemple : le tétraplégique qui, via cette puce cérébrale, envoie un e-mail sur un ordinateur spécialement adapté et par la seule force de la pensée). Mais ce que l’on cache, c’est que l’inverse est vrai : cette puce cérébrale permet à l’extérieur d’agir directement sur l’individu ! Comment cela est-ce possible ? Les scientifiques qui ont testé cette puce ont remarqué que chaque mouvement que nous faisions, ainsi que chaque émotion, possède une forme d’onde précise avec une fréquence particulière. L’individu pucé, relié à un ordinateur, se concentrait ou effectuait des gestes, et à l’aide de machines (électroencéphalogramme, ordinateurs etc.), on pouvait percevoir le schéma des ondes qui correspondaient à chaque geste et chaque émotion. Petit à petit, les scientifiques ont enregistré toute une série de ces schémas d’ondes sur ordinateur et ont ainsi constitué une base de données s’y rapportant.

Via la puce cérébrale, qui sert comme émetteur mais aussi comme récepteur, l’individu peut envoyer un ordre à une machine. Mais l’inverse est vrai aussi : en ayant repéré un individu pucé, une personne, étant en possession de moyens de communication avancés ainsi que de la base de données correspondant aux schémas émotionnels ou gestuels de l’individu, pourrait par exemple fort bien envoyer le schéma d’ondes et de fréquence correspondant à l’angoisse par satellite. Le satellite envoie ensuite le schéma d’ondes aux bases terrestres et aux antennes-relais proches du lieu où l’individu pucé se trouve ou, mieux encore, le satellite repère directement l’individu et envoie le schéma d’ondes à cet endroit. La puce implantée dans le cerveau de l’individu, qui fonctionne comme un émetteur mais aussi comme un récepteur, capte le schéma d’ondes de l’émotion « angoisse » et le retransmet au cerveau, et l’individu commence à angoisser ! On pourrait faire de même en transmettant le schéma d’ondes correspondant au mouvement « lever la jambe » !

On peut faire pire, car les scientifiques savent, via la puce cérébrale, exciter le centre du plaisir ou le centre de la douleur à distance ! Avec la puce cérébrale, on pourrait donc provoquer une violente douleur à distance chez les individus !
Imaginez ce genre d’arme entre les mains d’un gouvernement ! Tout individu pourrait être totalement pisté et contrôlé, dans ce qu’il ressent comme dans ce qu’il fait ! Contrôle du corps et de l’esprit ! Et imaginez surtout ce qu’un gouvernement pourrait entreprendre contre les protestataires, ou contre tout citoyen qui déroge à la moindre règle du système !

Vous pensez que cela n’arrivera jamais ? Vous vous trompez ! Dans son rapport sur les « implants TIC » (dont font partie les puces sous-cutanées et les puces neurales et cérébrales), le comité d’éthique travaillant pour la Commission européenne a reconnu « l’utilité » de certaines de ces puces, y compris neurales et cérébrales !

Les puces à ADN ou puces génétiques
Autre type de puce, autres risques. Une fois de plus, nous nous trouvons devant une innovation technologique présentée par les médias comme un « progrès médical ». En effet, les puces à ADN ou puces génétiques, également appelées « puces-laboratoires » (lab on a chip) permettent, via toute une série de capteurs et de réactifs, d’analyser un échantillon de l’ADN d’une personne. Ces puces, qui sont minuscules, permettent de remplacer tout un laboratoire compliqué (et les personnes qui y travaillent aussi, d’où une menace, directe ou indirecte, pour l’emploi). Elles permettent de repérer si l’individu est malade ou est prédisposé à être atteint d’une maladie ou d’une allergie particulière. Et de plus, là où les analyses génétiques mettent plusieurs jours, voire des semaines avant de livrer leurs résultats, les puces permettent de connaître de façon fiable les résultats bien plus rapidement !

Il s’agit ici, bien entendu, des applications positives que les médias nous présentent sans le moindre esprit critique.
Pourtant, il existe à nouveau de sérieux risques liés à ces puces-laboratoires. A l’heure où des bases de données d’ADN sont en train de se développer, nous sommes en droit de nous faire du soucis quant à l’utilisation que l’on pourrait faire des résultats des analyses de l’ADN.

Au Royaume-Uni par exemple, une base de données ADN de milliers de jeunes et même de mineurs d’âge a été constituée. Il ne s’agit pas de criminels ni de délinquants, mais la base de données existe !
Avec ces bases de données d’ADN et les faiblesses que la puce-laboratoire révèle par rapport à l’individu, l’Etat possèderait une arme potentielle contre celui-ci.

Mais l’Etat n’est pas le seul danger. Sur base de ses prédispositions aux maladies et aux allergies, on pourrait refuser un emploi à une personne, voire un prêt. On pourrait aussi refuser une assurance, ou la faire payer plus cher. Au Royaume-Uni, les assureurs commencent d’ailleurs à s’intéresser à ce genre de chose. Le dépistage de maladies par l’analyse de l’ADN peut donc très vite se muer en un facteur de discrimination supplémentaire, basé sur les faiblesses génétiques. Or, les puces à ADN vont permettre une augmentation du nombre de ces analyses, à un moindre coût et avec des résultats qui seront connus rapidement.

Les nanopuces
Avec la nanotechnologie, la miniaturisation va devenir un des autres risques majeurs de toutes ces puces malfaisantes. A l’heure actuelle, les plus petites puces se mesurent en nanomètres (millionièmes de millimètre), soit à l’échelle moléculaire. Ainsi, les sociétés japonaises Sony, Toshiba et NEC Electronics se sont associées pour développer des puces de 45 nanomètres.

Avec une taille si réduite, les « puces » en question deviennent invisibles à l’oeil nu et tout à fait imperceptibles pour l’individu. Leur usage peut donc être aussi dangereux que sournois. Une nanopuce pourrait être avalée, inhalée ou même se glisser dans les pores de la peau d’un individu, à son indu et sans son consentement !

Bien sûr, la nanotechnologie n’en est qu’à ses balbutiements mais, déjà, des dangers terribles et des problèmes éthiques se posent. On a déjà pensé aux nanopuces d’identification, et des applications militaires ont déjà été testées dans ce sens ! On a aussi commencé à créer des réseaux de nanopuces qui communiquent entre elles. C’est le cas, par exemple, du système Smart Dust (« poussière intelligente »). On a bien sûr parlé d’applications médicales des nanoparticules. Ainsi, une nanoparticule pourrait être programmée pour repérer les cellules cancéreuses et pour les éliminer. Ce que l’on dit moins, c’est que ces nanoparticules pourraient aussi servir d’armes, en étant programmées pour détruire les cellules au lieu de les soigner !

Des forces policières et de contrôle renforcées
En plus de toutes ces technologies liberticides, la lutte contre le terrorisme a vu, un peu partout sur la planète, une augmentation de la présence policière. Contrôle de personnes « suspectes » dans le métro de Londres par des policiers en arme, arsenal policier lors de manifestations à New York, intervention de la police fédérale lors d’une fausse alerte à la bombe à Bruxelles…

Désormais, dans certains pays, les forces de police ont reçu, via de nouvelles lois, l’autorisation de mener des « techniques spéciales d’investigation » sans mandat d’arrêt, à n’importe quel moment du jour et de la nuit.

Les camps d’internement pour civils et les prisons secrètes de torture
Nous avons tous entendu parler de la prison de Guantanamo. Ce qui est nettement moins connu, c’est que les USA possèdent, sur leur propre territoire, près de 800 prisons qui ont été transformées en « camps de détention pour civils » ! L’ex-ministre de la « Justice » des USA, John Ashcroft, a participé activement à la création de ces camps. Tout récemment, la compagnie Halliburton (qui appartient à Dick Cheney, ex-vice-président des USA) a reçu $385 millions afin de construire des camps de ce genre ! Ces camps sont réservés pour les civils, et non plus à des terroristes. Et comme les USA sont en train de surveiller et d’espionner de plus en plus les manifestants, les activistes et autres contestataires, on perçoit clairement la dérive qui est en train de mener à la dictature.

En tant qu’Européens, n’ayons pas la naïveté de penser que nous sommes à l’abri de telles mesures : aux Pays-Bas, une prison « Big Brother » a été ouverte à Lelystad. Cette prison, réservée à la petite criminalité, est en réalité destinée à toute personne ayant commis un petit délit, si minime soit-il (par exemple, les pères qui ne paient pas les pensions alimentaires de leurs enfants, ou les gens qui ont commis un menu larcin dans une épicerie) ! Les prisonniers y sont filmés en permanence, et un système capable de détecter l’humeur y a été placé ! Ces camps d’internement pour civils et prisons de torture constituent le danger ultime de la société de surveillance, de contrôle et de répression.

Un débat public inexistant

Toutes ces mesures et technologies nous sont présentées par les médias comme nécessaires, bénéfiques, sécurisantes.
Les citoyens sont ainsi maintenus dans l’ignorance des dangers et dérives des lois et technologies liberticides. Quant au débat public, fort est de constater qu’il est inexistant ou réduit à son plus strict minimum. Il faut de plus signaler que toutes ces lois et mesures sont prises sans la moindre consultation populaire démocratique.

On nous présente de plus comme « inévitable », sous des prétextes de soi-disant « sécurité » et de soi-disant « humanisme », le fait que nous devrions abandonner une partie de nos libertés et de notre vie privée. Ceci est bien entendu une façon insidieuse de « justifier » l’agrandissement systématique des pouvoirs de l’Etat et la dictature.

Il serait temps que les citoyens se réveillent et se battent pour conserver ce que leurs ancêtres ont acquis parfois au prix de leur vie : une démocratie véritable, une vie privée et des droits inaliénables.

©  , 2011

Livres de l’auteur

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  1. 9 septembre 2011 à 21 h 32 min

    Bonjour,

    C’est grâce au lien de Sébastien Vergnaud, sur son propre blog, que je suis arrivée sur cet article. J’avais déjà pris connaissance d’une grande partie des éléments d’abominations que vous citez et j’en ai même déjà rédigé quelques billets sur le sujet. Cependant je n’ai de cesse d’apporter toujours plus de détails avec des éléments nouveaux agrémentés de vidéos dans l’espoir de toucher toujours plus de personnes. Dans ce but, me permettriez-vous de citer certains passages de cet article (en mettant un lien vers votre page bien sur, pour en citer la source) ?

    Merci pour ce blog admirable … et vivement que sorte votre livre !

    • Pierre Fraser
      9 septembre 2011 à 21 h 55 min

      Vous pouvez citer des passages sans aucun problème !

      • 9 septembre 2011 à 22 h 59 min

        Merci beaucoup !

  2. 16 octobre 2011 à 19 h 57 min

    Je viens de publier les extraits que je vous ai emprunté… Il m’a donc semblé logique de vous déposer le résultat ici …

    https://coeurdetoile.wordpress.com/2011/10/16/le-mythe-hypnotique-du-11-septembre-2001-5me-partie-lois-liberticides/

    Merci à vous deux pour ces informations diffusées et pour la permission accordée.

  1. 4 septembre 2011 à 8 h 42 min
  2. 16 octobre 2011 à 19 h 38 min
  3. 26 janvier 2012 à 16 h 18 min
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