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Mutations technologiques et transformations de la subjectivité

30 août 2011

Les territoires dévolus à l’intimité dans nos sociétés voient, depuis plus d’une dizaine d’années, leurs frontières fortement ébranlées par l’implantation des nouvelles technologies de l’information et des biotechnologies. De l’impératif d’être branché aux nouvelles formes de sociabilités électroniques, en passant par la redéfinition génétique des identités et le remodelage biotechnologique des corps jusqu’à la remise en cause des barrières traditionnellement établies entre humain et machine, les mutations culturelles engendrées par l’avancée des technosciences touchent le sujet dans ses retranchements les plus intimes. [1]

Ainsi, une nouvelle forme d’individualité axée sur l’adaptabilité semble accompagner les révolutions technologiques en cours dont certains traits rappellent la figure de l’individu annoncé il y a plus de cinquante ans par David Riesman dans “La foule solitaire” (Riesman, 1964). Selon des perspectives différentes, plusieurs auteurs contemporains constatent une transformation du mode d’expression de la subjectivité (Breton, 1995 ; Ehrenberg, 2000 ; Gauchet, 1998a, 1998b ; Melman, 2002 ; Le Breton, 1991 ; Turkle, 1995).[2] Cette restructuration de la subjectivité correspondrait, au plan psychique, à la disparition de l’espace conflictuel freudien au profit d’un sentiment de vide intérieur rendant les individus plus sensibles aux fluctuations culturelles et sociales (Ehrenberg, 1995). Sans entrer dans les détails cliniques de cette réorganisation, notons qu’elle transparaît dans l’affirmation de la dépression comme symptôme psychique dominant avec pour conséquence une « biologisation » des troubles psychoaffectifs et une surmédicalisation des individus (Ehrenberg, 2000).

Pour prendre une métaphore topographique, disons que la notion d’intériorité, perçue comme une limite infranchissable de l’intimité assurant l’autonomie du sujet, perd du terrain au profit d’une représentation informationnelle de l’individu correspondant à ce que Philippe Breton a nommé le « sujet sans intérieur » (Breton, 1995).

L’intériorité comme fondement de l’espace intime en Occident constitue l’un des principaux points d’ancrage de la représentation moderne de la subjectivité. Sans vouloir définir un phénomène encore émergent, on peut néanmoins avancer l’hypothèse qu’une mutation de la subjectivité est en cours, dont l’un des axes principaux s’articule précisément autour de la redéfinition du rapport intériorité-extériorité, recoupant, l’opposition entre sphère privée et sphère publique.
En se rattachant à la notion d’intériorité, il est aisé de voir comment le modèle informationnel issu de la cybernétique contribue au rétrécissement de l’espace intime au point que le sujet informationnel va jusqu’à déserter son corps, comme lieu fixe de l’identité (Hayles, 1999 ; Le Breton, 1999). Cela apparaît d’autant plus manifeste lorsqu’on sait que le développement de la biologie moléculaire et du génie génétique s’appuie sur ce même modèle informationnel (Kay, 2000).

L’intériorité, lieu central de la subjectivité

La notion d’intériorité est au centre de la conception moderne du sujet. De Descartes et son célèbre cogito jusqu’à l’inconscient freudien, c’est au tréfonds de l’individu, dans cette zone invisible et infranchissable, qu’on fonde l’idée d’autonomie subjective (Taylor, 1998). Sans refaire l’histoire philosophique de la modernité, on doit toutefois rappeler que la reconnaissance d’un monde intérieur propre au sujet fut l’une des conditions de possibilité de son autonomisation politique. Sur cette question, Marcel Gauchet a montré dans “Le désenchantement du monde” comment le procès historique de la chrétienté a mené à l’affirmation démocratique de l’individu comme comme fondement de l’ordre politique moderne (Gauchet, 1985). Ni la séparation « sujet-objet », indissociable de la science expérimentale, ni l’idée d’un sujet autonome et rationnel n’étaient envisageables sans la représentation dualiste d’une intériorité subjective.

La notion d’intériorité est donc constitutive de l’identité moderne. Siège de l’autonomie, elle institue la barrière intime séparant le sujet du reste de la société. Freud va d’ailleurs fonder sa théorie sur le postulat d’une intériorité en partie inaccessible à la conscience subjective. D’origine interne, les forces pulsionnelles constituent, à ses yeux, la source de toute vie psychique (Freud, 1986). Loin de remettre en cause la représentation de l’intériorité, Freud en accentue en fait la portée en la situant dans les profondeurs de l’inconscient.

Historiquement rattaché à la personnalité bourgeoise qui émerge au xixe siècle, le sujet freudien se présente comme le fruit d’une reconnaissance de l’autonomie subjective (Gauchet, 1998a). L’inconscient correspond alors au lieu où les normes sociales s’inscrivent symboliquement dans le sujet, à la suite d’un long processus d’intériorisation. D’un point de vue sociologique, le sujet freudien représente en fait l’idéal-type de l’individualité moderne. Dans “La psychanalyse : son image, son public”, Serge Moscovici a montré comment la théorie freudienne s’est peu à peu imposée comme modèle de représentation du sujet (Moscovici, 1961). C’est ce modèle conflictuel et intériorisé de la subjectivité qui tend à disparaître dans nos sociétés au profit d’un individu informationnel dont la dépendance à l’égard des nouvelles technologies semble croître au même rythme que leur avancée.

Socialisé en dehors de la zone de conflits que représentait l’institution familiale désormais privatisée, l’individu contemporain aurait, selon Marcel Gauchet, tendance à se replier sur lui-même (Gauchet, 1998a). Paradoxalement, la poursuite des désirs individuels aboutirait à un retournement des individus vers l’extérieur à l’affût de toutes les opportunités possibles. Cette extériorisation de la subjectivité se répercuterait au plan psychique dans l’apparition d’un sentiment de vide intérieur, nourri par la crainte de perdre contact avec les autres. Suivant cette analyse, Marcel Gauchet soutient qu’une restructuration profonde de la subjectivité est en cours dans le monde contemporain. La nature de cette réorganisation s’éclaire lorsqu’on se penche sur l’évolution historique de la société de l’information.

Le renversement cybernétique : l’apparition du sujet « sans intérieur »

Dans “L’utopie de la communication”, Philippe Breton a montré comment la cybernétique, devenue paradigmatique dans la seconde moitié du xxe siècle, est à l’origine d’une nouvelle façon de concevoir le monde (Breton, 1995). Lorsqu’on connaît ses liens de filiation avec des domaines aussi déterminants que l’informatique, la génétique ou les sciences cognitives, on peut aisément évaluer l’impact considérable du renversement épistémologique auquel elle a procédé (Dupuy, 1999 ; Heims, 1991 ; Kay, 2000). Consistant essentiellement dans l’inversion du rapport « intériorité-extériorité » institué par la science moderne, ce retournement implique une redéfinition complète de l’individu et de la société (Breton, 1995 ; Wiener, 1954 ).

Le fondateur de la cybernétique, Norbert Wiener, développe un modèle d’organisation de la société basé exclusivement sur l’échange d’information. Défini en fonction de sa capacité à traiter l’information complexe, l’être humain perd alors son statut ontologique particulier. En fait, Wiener laisse entendre que la reproduction artificielle d’un cerveau humain aurait la même valeur que celle d’un être vivant, attestant ainsi que le modèle informationnel s’étend au-delà des frontières séparant le vivant du non-vivant (Wiener, 1954, p. 72).

Dépourvu d’intériorité, le sujet cybernétique est un être totalement engagé dans un échange communicationnel avec son environnement. En privant le sujet de son intériorité, le modèle cybernétique substitue les principes d’adaptation et d’autorégulation à la notion d’autonomie subjective héritée de la modernité politique. Ce qui surprend le plus dans ce modèle, c’est que la raison n’est pas une faculté spécifique à l’être humain, mais qu’au contraire, l’ordinateur s’avère être un agent rationnel potentiellement plus fiable. L’analogie effectuée entre le cerveau et l’ordinateur demeure l’une des métaphores les plus puissantes que la cybernétique ait générée.

La mémoire, espace vidé de l’intimité

Devenue un pur processus informationnel, la raison s’incarne désormais dans une machine où aucune limite biologique et affective ne vient l’entraver. Ce transfert d’un support biologique à un support technologique a été rendu possible par la création d’une mémoire artificielle. La mémoire correspond alors à un dispositif de stockage permettant le traitement et l’échange d’informations par des machines. Avant d’être assimilée à un simple dispositif de stockage, la mémoire a pourtant longtemps été le symbole de l’intériorité subjective et de ses profondeurs.
Est-il besoin de rappeler le rôle central qu’elle occupe dans la psychanalyse et le caractère d’irréversibilité dont Freud l’a revêtue avec son concept d’inconscient? Sachant cela, l’attribution d’une mémoire informationnelle à une machine atteste d’un retournement radical dans la conception de la subjectivité.

Dans sa volonté de transposer les concepts cybernétiques à la psychiatrie et aux sciences sociales, Gregory Bateson a ainsi ramené le concept d’inconscient à l’image de la « boîte noire » où les informations emmagasinées par l’individu sont comprimées (Bateson, 1981). En accord avec le modèle cybernétique, l’individu devient un être réversible déterminé par les codes communicationnels qui le traversent. En termes d’intimité, l’espace intérieur propre au sujet moderne n’apparaît plus comme un refuge inatteignable, mais plutôt comme un carrefour par où transitent les flux informationnels formant la société.

Plus concrètement, la sociologue américaine Sherry Turkle a publié, au milieu des années 1980, un ouvrage majeur sur l’impact de la révolution informatique dans la définition de l’identité subjective (Turkle, 1986). S’appuyant à la fois sur l’étude du comportement des enfants à l’endroit des ordinateurs-jouets et sur une enquête menée auprès des informaticiens du MIT, elle y montre comment l’ordinateur était littéralement érigé en Second Self par ses utilisateurs. Son travail d’enquête auprès d’informaticiens de haut niveau démontre comment ces derniers se représentent la programmation comme une extension matérielle de leur esprit.

S’identifiant à son ordinateur, le sujet de l’ère informatique se conçoit, selon l’étude de Turkle, comme un être réversible pouvant extérioriser sa mémoire à l’intérieur d’une machine (1986, p. 161). Affirmant que « les métaphores informatiques peuvent devenir la base d’une nouvelle psychologie de masse », Turkle souligne que la représentation freudienne de l’inconscient tend à être remplacée par le modèle informationnel incarné par l’ordinateur (1986, p. 137). En fait, du point de vue des territoires intimes, le concept de mémoire artificielle ébranle la notion même d’identité.

L’Internet, une identité démultipliée et collectivisée

Détachés de tout contact corporel et social, les individus naviguant dans le cyberespace peuvent désormais, par le biais des groupes de rencontres virtuelles, faire l’expérience d’une démultiplication identitaire. Dans “Life on the Screen”, Sherry Turkle a indiqué comment la déconstruction postmoderne de l’identité prenait des formes tangibles à travers l’espace virtuel d’Internet (Turkle, 1995, p. 17). Quels que soient les critères définissant traditionnellement l’identité (âge, sexe, profession, etc.), ils peuvent être travestis, déformés ou démultipliés selon le bon vouloir des internautes.

Les identités plurielles et fragmentées s’incarnant dans le cyberespace renforcent le caractère de réversibilité désormais octroyé au sujet. Si l’individu est en effet virtuellement libéré de son identité corporelle et sociale, il devient toutefois de plus en plus dépendant des réseaux de communication et d’information. L’usage compulsif, par un nombre croissant d’individus, d’Internet ou du téléphone cellulaire témoigne de ce besoin constant d’être branché, qu’on peut interpréter comme l’indice d’un rétrécissement des territoires socialement dévolus à l’intimité. À ce titre, le phénomène des webcams ou encore les reality shows, comme le fameux “Loft Story”, démontrent une forte tendance à la collectivisation de l’espace intime à travers les réseaux de communication (Ehrenberg, 1995 ; Tisseron, 2001).

Dans un tel univers de représentation, l’idée même d’intériorité perd de son sens. Pour s’en convaincre on n’a qu’à se référer au prophète du cyberespace lui-même, Teilhard de Chardin, pour qui l’intériorité, loin d’être une notion propre au sujet humain, est plutôt une donnée commune à l’ensemble de la matière dont on peut mesurer le degré. Lorsqu’on connaît l’importance de la notion d’intériorité dans le développement de la subjectivité moderne, on peut plus aisément mesurer l’ampleur du renversement symbolique opéré par la révolution informationnelle. Ce renversement prend des formes tangibles à travers le remodelage du corps et de ses frontières.

Le cyborg ou les frontières transgressées du corps

Né de la conjonction des termes cybernétique et organisme, le concept de cyborg rend compte du nouveau rapport au corps et à la subjectivité qui tend à s’instituer avec l’avancée des biotechnologies et l’éloignement des limites corporelles qu’elles supposent (Hables, 1995). Mi-humain, mi-machine, le cyborg incarne de manière métaphorique l’individu à l’ère des réseaux informatiques et du génie génétique. Pris dans son sens le plus large, il évoque l’extension des limites du corps par le biais des technologies biomédicales. Il prend des formes concrètes avec la prothétique, la transplantation d’organes, la chirurgie esthétique, la pharmacologie, etc. Le corps tend ainsi à devenir le simple support d’une individualité purement informationnelle.

Dans “L’adieu au corps”, David Le Breton montre que la figure du cyborg correspond symboliquement à une mutation radicale de l’individualité corporelle (Le Breton, 1999). D’une part, le corps est complètement dissocié de l’identité subjective au point que l’on peut modifier presque entièrement son apparence par la chirurgie plastique et, d’autre part, il devient l’emblème d’une subjectivité complètement extériorisée (1999, p. 25). Le sujet informationnel modèle son corps en fonction des flux identitaires qui le traversent. Le renversement des frontières de l’intériorité s’accompagne d’une extériorisation croissante de l’identité par le marquage des corps comme en témoignent les pratiques du piercing et du tatouage. Non seulement le corps devient le simple support matériel d’une identité multiple et fragmentée, mais, comme l’explique David Le Breton, l’espace intérieur est lui-même soumis, à travers le contrôle pharmacologique des émotions, à un remodelage biochimique. Ainsi selon lui, «la fabrication biochimique de l’intériorité couplant le sujet et la molécule appropriée fait du corps le terminal d’une programmation de l’humeur, une forme inédite de cyborg, c’est-à-dire de l’alliance irréductible de l’homme et de la technique incorporée » (1999, p. 62).

C’est toutefois lorsqu’on regarde du côté du génie génétique que la figure métaphorique du cyborg prend tout son sens. Du point de vue de la subjectivité et de ses territoires intimes, des phénomènes tels la xénogreffe, le clonage ou encore la sélection embryonnaire annoncent une véritable mutation de civilisation. Issu de la révolution cybernétique, le modèle informationnel porté par le génie génétique va jusqu’à renverser les frontières biologiques entre les espèces et les genres, remettant ainsi en cause les limites mêmes de l’espèce humaine (Vandelac, 2001). Tout un champ reste à explorer quant à la portée anthropologique de ces mutations techno-scientifiques, notamment en ce qui concerne le statut de la subjectivité.

Conclusion

Si la notion d’intériorité est au fondement de la représentation de l’autonomie subjective, son renversement cybernétique, par le biais des technosciences, laisse présager une toute nouvelle forme d’institutionnalisation du rapport individu-société. L’espace intime caractérisant le sujet moderne perd de sa consistance symbolique au profit d’une nouvelle définition de l’individualité axée sur l’adaptabilité technologique. Dans un tel contexte, le réexamen sociologique de la notion d’intimité est une voie opportune pour aborder les mutations auxquelles le sujet est désormais confronté.

[1] Céline Lafontaine, “Nouvelles technologies et subjectivité : Les frontières renversées de l’intimité”, Sociologie et sociétés, 35, numéro 2, Les Presses de l’Université de Montréal, 2004
http://www.erudit.org/revue/socsoc/2003/v35/n2/008531ar.html

[2] Bibliographie :
Bateson, G. (1981), « Communication », in Winkin (dir.), La nouvelle communication, Paris, Seuil.
Breton, P. (2000), Le culte de l’Internet, Paris, La Découverte.
Breton, P. (1995), L’utopie de la communication, Paris, La Découverte.
Dion, E. (1997), Invitation à la théorie de l’information, Paris, Seuil.
Dufour, D-R. (2001a), « La fabrique de l’enfant postmoderne », Le Monde diplomatique, novembre, p. 10-11.
Dufour, D-R. (2001b), « Les désarrois de l’individu-sujet », Le Monde diplomatique, février, p. 16-17.
Dupuy, J-P. (1999), Aux origines des sciences cognitives, Paris, La Découverte.
Ehrenberg, A. (2000), La fatigue d’être soi, Paris, Odile Jacob.
Ehrenberg, A., (1995), L’individu incertain, Paris, Hachette.
Freud, Sigmund (1968), Métapsychologie, Paris, Gallimard, « Folio Essais ».
Gauchet, M. (1998a) « L’inconscient en redéfinition », Le Débat, no 100, mai-juin, p. 189-206.
Gauchet, M. (1998b), « Un nouvel âge de la personnalité », Le Débat , no 99, mars-avril, p. 165-181.
Gauchet, M. (1985), Le désenchantement du monde, Paris, Gallimard.
Hables, G. (dir.) (1995), The Cyborg Handbook, New York, Routlege.
Hayles, K. (1999), How We Became Posthuman, The University of Chicago Press.
Heims, S. (1991), The Cybernetics Group 1945-1953, Chicago, The mit Press.
Kay, L. (2000), Who Wrote The Book of Life?, Stanford University Press,
Lafontaine, C. (2004), L’empire cybernétique, Paris, Seuil.
Le Breton, D. (1999), L’adieu au corps, Paris, Métaillé.
Moscovici, Pierre (1961), La psychanalyse : son image, son public, Paris, Presses universitaires de France.
Riesman David (1964), La foule solitaire, Paris, Arthaud.
Taylor, Charles (1998), Les sources du Moi, Boréal, Montréal.
Tisseron, Serge (2001), L’intimité surexposée, Éditions Ramsay, Paris.
Turkle, Sherry ( 1995), Life on the Screen, Touchstone, New York.
Vandelac, Louise (2001), « Menace sur l’espèce humaine : Démocratiser le génie génétique », Futuribles, no 264.
Wiener, Norbert (1954), Cybernétique et société, 10\18, Paris.

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  1. Claude LaFrenière
    28 octobre 2011 à 15 h 56 min

    ± d’accord: le vide des cyberimbéciles n’est pas généré par les technologies mais ne fait que révéler un vide préexistant: ce sont justement des gens sans individualité analogues aux descriptions (insolentes) de Gustave LeBon sur la psychologie des foules…

    cf.: S. Moscovici L’äge des foules.

    • georgesvignaux
      28 octobre 2011 à 16 h 07 min

      Oui Claude bien sûr ! d’autant que j’ai collaboré autrefois avec S. Moscovici sur la notion de thêmata !!! Merci de mettre au point ! les technologies ne sont que ce qu’on en fait, mais certaines, de par leur simplicité d’usage, ont des effets redoutables ! ainsi de la célèbre Kalachnikov très simple à utiliser sous toute latitude !!!

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