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Danger : élèves obèses !

21 janvier 2013

« Suivre le rythme cardiaque permet aux professeurs d’éducation physique de mieux connaître leurs élèves [en les mettant sous surveillance via un bracelet électronique] et de leur faire comprendre comment leur corps réagit à ce qu’ils font. »

polar active pro obésité adoslecentsUn district scolaire du New Jersey pense avoir trouvé un moyen de combattre l’obésité de certains élèves : les mettre sous surveillance via un bracelet électronique. [1]

A l’origine du projet, Teg Nagengast, directeur du département d’athlétisme du district de Bay Shore, à Long Island: pour lui, « l’obésité infantile est une épidémie contre laquelle il faut lutter avec un engagement maximal » !

Les bracelets Polar Active Electro sont semblables à ceux destinés aux détenus en liberté surveillée. Ils recueillent des données sur l’activité physique, qui sont ensuite récoltées par des enseignants et téléchargées sur un site internet.

Les enseignants peuvent ainsi vérifier quelle activité physique l’élève a effectuée durant les dernières 24 heures, et cibler des exercices en fonction de chaque enfant. Les bracelets enregistrent aussi les calories accumulées.

Vie privée ?

Les Polar Active Electro coûtent 90 dollars l’unité. Le district scolaire de Bay Shore en a déjà acheté dix, pour aider les élèves les plus susceptibles de développer une forme d’obésité précoce.

Mais certains parents se sont plaints vis-à-vis de la direction de l’école, l’accusant d’avoir pris sa décision sans les en informer. L’Union américaine des libertés civiles (American Civil Liberties Union/ACLU) s’est également mobilisée, considérant qu’il s’agit d’une «violation des droits les plus élémentaires au respect de la vie privée, parce qu’il n’y a rien de plus personnel que les informations biologiques», a réagi le porte-parole de l’ACLU.

Virginia Rezmierski, experte en technologie et en protection de la vie privée à l’Université du Michigan, explique qu’un tel projet «peut éventuellement avoir une validité scientifique, mais en aucun cas être coercitif. La participation des élèves doit se faire sur une base volontaire».

Hank Speerstra, porte-parole de l’entreprise qui produit les bracelets, réfute tout soupçon : «Suivre le rythme cardiaque permet aux professeurs d’éducation physique de mieux connaître leurs élèves et de leur faire comprendre comment leur corps réagit à ce qu’ils font.» !

[1] Cf. Myriam Amara, http://www.lematin.ch, 17.01.2012.

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