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Mondialisation : la mobilité sociale en crise et l’élite du 1%

26 janvier 2013

Paradoxalement, les membres de l’élite du 1% croient dans les institutions qui permettent la mobilité sociale, mais sont moins enthousiastes dès qu’il est question de redistribution de la richesse.

Mondialisation : la mobilité sociale en crise et l'élite du 1%Fait : un rapport de l’OCDE publié en 2011 révélait que, au cours des trois dernières décennies, la Suède, la Finlande, l’Allemagne, Israël et la Nouvelle-Zélande ― des pays qui ont adopté une version du capitalisme moins radicale que celle des Américains ― les inégalités sociales ont augmenté plus rapidement qu’aux États-Unis. Et la France n’est pas en reste, car de récentes études tendraient à démontrer qu’elle serait sur le point de rejoindre la tendance.

Constat : l’élite du 1 %, tout comme la mondialisation, s’étend partout sur la planète, même dans les pays émergents. Le niveau des inégalités sociales au cœur même de la Chine communiste est désormais plus élevé que celui des États-Unis, tout comme il a bondi en Inde et en Russie. Le Brésil, quant à lui, n’est pas affecté par cette tendance, car il est déjà depuis plusieurs années le leader incontesté des inégalités sociales tous pays émergents confondus.

Perdants : dans les sociétés occidentales, la convergence des technologies numériques et de la mondialisation a conduit à une rapide obsolescence de plusieurs emplois. Cette convergence a placé les travailleurs nord-américains et européens en compétition directe avec leur contrepartie travaillant dans les pays émergents. Corollaire à cette situation, non seulement ceux dont le niveau d’instruction est le plus faible ont-ils durement été touchés, mais la masse de travailleurs à bas salaire des pays émergents et la technologie dont ils disposent ont gravement affecté le salaire de la classe moyenne occidentale en la tirant vers le bas.

Mobilité sociale : l’élite du 1 % est très ambivalente concernant ceux qui n’ont pas réussi. Paradoxalement, les membres de cette nouvelle caste de riches croient dans les institutions qui permettent la mobilité sociale, mais sont moins enthousiastes dès qu’il est question de redistribution de la richesse. L’élite du 1%  se demande pourquoi elle devrait redistribuer ce qu’elle a acquis par un travail soutenu et parfois exténuant, car il ne faut pas l’oublier, ces gens travaillent vraiment.

© Pierre Fraser, 2013

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