Prédire l’histoire ?

26 janvier 2013

Contrairement à ce que certains pensent, lorsque vous trouvez une explication simple à un événement, c’est souvent la bonne.

Prédire l'histoire ? Peut-on anticiper les événements sans trop d’erreur ? Existe-t-il des règles ?

Réussir à déterminer l’avenir des nations n’est pas une science exacte. Il faut prendre en compte des éléments politiques, sociaux, économiques mais aussi écologiques. Avoir une vision de l’avenir peut néanmoins permettre de prévenir des catastrophes humanitaires, des crises financières ou des conflits sanglants. D’où ces quelques « lois » [1]

1 – La loi de la « débrouille »
Depuis des dizaines d’années, les spécialistes ont prévu l’effondrement du Pakistan, des Philippines et de la Somalie. La Corée du Nord est annoncée comme mourante tous les ans… Et pourtant ces pays continuent à avancer, même si c’est grâce à l’aide internationale. La leçon est que les pays se débrouillent toujours pour s’en sortir sans s’effondrer.

2 – La loi du « précipice »
Même la nation en proie à la violence intérieure la plus brutale tend à ne pas « tomber du précipice », et à ne pas sombrer dans le chaos et la ruine. Il leur faut parfois un coup de main. L’année dernière le Kenya est intervenu en Somalie pour stopper l’avancée de la milice al-Shabab. Mais sans la loi du « précipice », l’intervention aurait été sans effet. C’est parce que les Somaliens ne voulaient pas sombrer dans le chaos qu’une solution a pu être trouvée…

3 – La loi de la théorie du complot
Contrairement à ce que certains pensent, lorsque vous trouvez une explication simple à un événement, c’est souvent la bonne. Car, comme l’énonce le principe de raisonnement philosophique connu sous le nom de Rasoir d’Ockham : « les hypothèses suffisantes les plus simples sont les plus vraisemblables ». Les complots existent évidemment. Mais ils sont beaucoup plus rares que ce que l’on pourrait le supposer. Tout simplement parce qu’un complot est difficile à mettre en place.

4 – La loi de l’injustice
Les révolutions sont le plus souvent mues par trois désirs : une amélioration du niveau économique, de la santé et de la justice. Le point d’inflexion est atteint quand un nombre important d’individus pensent que l’avenir est sans espoir, et lorsque la jeunesse pense que rien n’est possible sans un bouleversement radical du fonctionnement de la société. Les gouvernements ne tombent pas à cause d’un manque de liberté d’expression, mais bien lorsque la société ressent un immense sentiment de désespoir, d’injustice et d’humiliation. Pour contrer cette loi, les régimes tentent dans un premier temps de créer des diversions (en jouant sur le nationalisme, la xénophobie, ou encore la peur de l’instabilité). Si cela échoue, ils tentent de faire taire la population via la répression.

5 – La loi de « l’idée »
Les idées et les théories politiques, même brillantes, ont rarement l’occasion d’atteindre la taille critique d’un mouvement de masse. Mais parfois elles le font : le printemps arabe en est un exemple. À la base, les révolutions arabes n’ont pu continuer à exister que parce qu’elles étaient soutenues par l’idée que la population a le droit de se soulever.

6 – La loi de César
Hormis la révolution, l’autre moyen de se débarrasser d’un dictateur est l’assassinat, ou en en le poussant à la fuite. De manière générale, l’assassinat se déroule de cette façon : soit quelques alliés prennent leur distance du gouvernant, entrainant un effritement de l’autorité, soit ils le tuent, tout simplement.

7 – La loi du Territoire
C’est une des forces les plus puissantes en politique. Une menace adressée à ne serait-ce qu’une infime partie d’un territoire peut entraîner l’indignation primaire et incontrôlable de tout un peuple. Quand on en vient au territoire, c’est comme si le sens commun disparaissait, et ce, même chez des leaders politiques plus tempérés en temps normal, ce qui peut – si la loi 2 n’est pas appliquée – conduire à la guerre.

8 – La loi du maintien au pouvoir
L’ultime objectif de presque tous les leaders mondiaux est de se maintenir au pouvoir. Avoir cette donnée en tête permet de mieux comprendre les événements, et de mieux les anticiper.

[1] En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/8-principes-fondamentaux-qui-permettent-predire-bouleversements-historiques-602917.html#Fz6mIsWLyqZPE5t5.99

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