Accueil > Non classé > Les théories économiques et notre situation

Les théories économiques et notre situation

5 avril 2013

S’intéresser aux cycles économiques peut en apprendre beaucoup sur la marche du monde. D’ailleurs, l’étude de ces cycles, qui se définissent comme des périodes hypothétiques d’une durée déterminée correspondant au retour d’un même phénomène économique, avait pour objectif de comprendre et surtout de prévenir les crises.

Alors que la planète traverse une crise économique durable et sans précédent, ressortir ces théories économiques n’est pas inutile pour comprendre où va le monde. Si les théories économiques dominantes évoquent généralement quatre cycles – le cycle Kitchin qui dure entre trois et quatre ans, le cycle Juglar, entre huit et dix ans, le cycle Kuznets, entre quinze et vingt-cinq ans et le cycle Kondratieff, entre quarante et soixante ans – il en existe bien évidemment d’autres.

D’après le cycle Kitchin, mis au point en 1923 par le chercheur éponyme et qui se caractérise par une détérioration du phénomène d’expansion déjà défini dans le cycle Juglar, le marché se retrouve inondé de produits alors que la croissance s’accélère. Puis, quand la demande baisse, les prix montent et donc les biens produits s’accumulent avant que les industriels réduisent leur production.

Le cycle Juglar, également appelé cycle des affaires et mis au point par Clément Juglar en 1862, ne comporte que trois phases du cycle économique traditionnel, l’expansion, la crise et la liquidation. Contrairement au cycle Kitchin qui permettait d’évoquer la demande, les prix et la production, le cycle Juglar prédit également les niveaux d’investissement des capitaux et indique qu’aujourd’hui, le monde se trouve au commencement d’une reprise de l’investissement.
Le cycle Kondratieff, également appelé cycle de longue durée et mis en évidence dès 1926 par l’économiste du même nom, présente une phase ascendante et une phase descendante qui sont déterminées par les innovations technologiques. Le cycle, théorisé dans l’ouvrage Les vagues longues de la conjoncture, et qui s’intéresse aux prix, aux taux d’intérêts, ou encore au commerce extérieur, indique ainsi que nous nous trouvons dans une période creuse et qu’il faudra probablement patienter près d’une trentaine d’années avant la prochaine période de croissance économique.

Pour certains cycles, comme celui de Kuznets qui soutient que lorsqu’un pays se développe, un cycle basé sur le marché augmente dans un premier temps les inégalités avant de les faire baisser après qu’un revenu moyen particulier soit atteint. Ainsi, si on s’appuie sur les découvertes de Simon Kuznets, les Etats-Unis devraient se trouver à un nouveau stade de développement, compte tenu des importantes disparités de revenus actuelles.

Autre grand économiste à l’origine d’une théorie des cycles : J. A. Schumpeter qui estime notamment que le fondement et le ressort de la dynamique de l’économie sont l’innovation et le progrès technique. Selon les théories de l’économiste autrichien, le monde serait donc en pleine descente de la grappe d’innovation la plus récente.

Kondratieff_Wave.svg

Le « cycle de 17,6 ans » popularisé par Art Cashin précise que les actions passent par des années « grasses » et des années « maigres ». Selon cette théorie, les marchés boursiers connaîtront 17,6 années de gains considérables suivies d’une période de 17,6 ans de volatilité qui se terminera avec très peu de retours. Ainsi le cycle Cashin indique de notre époque que nous sommes à mi-chemin d’une période de vaches maigres pour les actions.

Une autre théorie économique s’intéresse aux marchés mais aussi aux ventes. La « vague Lehman », qui dure entre douze et dix-huit mois et qui a été théorisée par Robert Peels et Maximiliano Udenio, explique que lors de périodes d’instabilité sur les marchés, les ventes diminuent de façon plus importante pour les entreprises qui se trouvent en amont dans la chaîne d’approvisionnement. Ainsi, selon cette théorie économique, la volatilité des marchés a complètement été freinée mais reste un facteur d’explications des chiffres de vente des entreprises.

Enfin, l’économiste et logicien britannique William Stanley Jevons a mis en parallèle au XIXe siècle une série chiffrée de production anglaise et une chronologie des éruptions solaires. Selon lui, l’agitation du Soleil, en modifiant le climat, changeait les récoltes et fixait donc les rythmes d’évolution de la production. Ce cycle d’une durée de onze ans indiquerait donc aujourd’hui grâce aux données solaires de la Nasa que les prix ne devraient pas cesser d’augmenter d’ici peu.

[1] En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/barometre-economique-que-8-theories-classiques-cycles-activites-apprennent-notre-situation-actuelle-526220.html#3iEkEcdRSoAC0sSm.99

Publicités
Catégories :Non classé
%d blogueurs aiment cette page :