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JP Morgan, Goldman Sachs et les autres…

19 août 2013

Les douze derniers mois n’auront pas été exemplaires pour le système bancaire américain…sauf sur un plan : la rentabilité. La hausse de leurs cours de bourse se situe entre 15 et 27 % depuis le début de l’année. Ce n’est rien à coté de l’explosion de 60% de BNP Paribas ces douze derniers mois.
Mais les grandes banques des Etats-Unis ont tendance à se croire hors d’atteinte, meme si elles ne sont plus au-dessus de tout soupçon. Elles ne peuvent plus tout se permettre.

JP Morgan Chase est au centre d’une belle bataille de gouvernance. Une fronde des actionnaires tente d’exiger que son PDG, Jamie Dimon, choisisse entre la Présidence et la Direction Générale de la première banque américaine. Il faut dire que JP Morgan n’utilise pas de firme de recrutement pour choisir de nouveaux administrateurs, mais se base sur les « références ». C’est l’ancien Chairman (et CEO, bien sûr) d’Exxon, Lee Raymond, qui est le contrepoids à cette hégémonie.  Il faut dire qu’aucun administrateur de JP Morgan Chase n’a une vraie expérience bancaire !

Goldman Sachs a renoué avec les bonus insensés sans pour autant que la performance soit à la hauteur. La même demande de séparation des rôles est sur la table. Mais cette fois, une entreprise qui représente les actionnaires, Glass Lewis, est montée au créneau. Comme les banques doivent dorénavant faire approuver leur système de rémunération par l’Assemblée générale aux Etats-Unis, ces derniers ont bien l’intention de mettre à mal un système qui leur est défavorable, tant le droit de cuissage du management est important. Goldman Sachs refuse de présenter des paramètres de rémunération et est considérée comme distribuant des bonus arbitraires, sans oublier les avantages « en nature » sur les fonds prives des partenaires.

Citibank est de loin la firme dont le retour à meilleure fortune est le plus remarquable. C’est le Comite d’Audit que les actionnaires attaquent. Il faut dire que l’un des administrateurs, Robert Joss, était si peu indépendant qu’il avait un contrat de consultance de $ 350.000 par an, et était payé pour « certains projets» !

Cette liste, loin d’être exhaustive, est là pour rappeler que les banques américaines continuent à se plaindre de l’administration, des règlementations, de l’économie …et d’obtenir des faveurs de la Federal Reserve. Heureusement le poids économique des banques américaines est inférieur a 80% du PIB alors qu’il est de 350% en Europe !

Nous savons tous que la prochaine crise bancaire est en train de se préparer et que la question n’est pas « si » mais « où » et « quand ». Plus que jamais la vigilance reste de rigueur, tant il est vrai que les mauvaises habitudes ne changent pas facilement,

[1] Cf Georges Ugeux, http://finance.blog.lemonde.fr/2013/05/16/3614/

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