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L’érotisation des corps a pris le pas sur la procréation

19 novembre 2013

Fesses, seins, vulve : selon les époques, les représentations du corps féminin ont tour à tour valorisé – et minimisé – ces attributs, comme l’explique José Horácio Aboudib, président de la société brésilienne de chirurgie esthétique. [1]

Une grande part de l’histoire des civilisations a été racontée, comprise et interprétée à travers les images des corps, le plus souvent féminins, sculptés ou dessinés par les peuples. Tous les peuples, toutes les civilisations s’y sont essayés. Le culte du corps et son érotisation sont une constante sur toute la planète.

Quelle partie du corps attire l’attention ? Cela a un peu changé avec le temps. La Vénus de Hohle Fels (40.000 avant Jésus-Christ) présente des seins proéminents et une vulve très visible. Le postérieur est à peine naissant. La Vénus de Willendorf (24.000 avant Jésus-Christ) est sur le même schéma : des seins hypertrophiés, une vulve mise en évidence et des fesses insignifiantes. Jusqu’ici, les attributs féminins appréciés sont en lien direct avec la reproduction. Beaucoup plus qu’avec une quelconque valeur esthétique. Même la Vénus de Milo représente une silhouette féminine au postérieur caché. La première sculpture à mettre en avant cette partie de l’anatomie féminine est la Vénus de Callipigia (200 avant Jésus-Christ).

A partir de cette époque, la vulve s’efface peu à peu, les seins restent valorisés, alors que les fesses sont de plus en plus mises en valeur et admirées. Ces dernières n’ont aucune utilité reproductive, mais exercent un grand pouvoir d’attraction érotique. Avec les années, l’érotisation a pris le pas sur la procréation. Ainsi, les fesses sont déifiées tandis que les seins deviennent bien plus voluptueux que maternels, à mesure que l’allaitement perd en considération.

Il y a désormais une séparation claire entre les envies sexuelles et la procréation, ce qui aura probablement une influence considérable sur le comportement sexuel de toute l’humanité.

[1] José Horácio ABOUDIB Président de la société brésilienne de chirurgie esthétique, Forum Libération, «La beauté sur catalogue», Montpellier, 9.11.13

Georges Vignaux

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