Les imbéciles ont pris le pouvoir… À qui profite le crime ?

27 mars 2014

Georges Vignaux et Pierre Fraser ont la conviction que les imbéciles vivent heureux dans un monde qu’ils dominent… Vous en doutez ? Vous ne devriez surtout pas ! Pourquoi ? Parce que les imbéciles sont porteurs de catastrophes. De multiples signes les annoncent. Nous ne savons pas les lire, les interpréter. Et pourtant, la veulerie généralisée, l’argent qui fait la loi, la télévision qui fait les opinions, le chômage massif des jeunes, les retraités à l’abandon, la multiplication des pauvres sont là.

Imbeciles3-KDP-01Livre : France, CanadaU.S.A.U.K.
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Peut-être n’avez-vous aucune idée de quoi il retourne lorsque vous entrez dans un supermarché et que vous voyez les paniers d’épicerie déjà pleins de victuailles se remplir encore plus, alors que vous savez que vous n’avez que quelques dollars ou euros dans vos poches pour vous procurer l’essentiel : du pain, du lait, quelques morceaux de viande, et voilà où ça s’arrête. Vous n’avez aucune idée du sentiment de rejet que vous éprouvez dans de telles circonstances. Il y a alors quelque chose qui étreint le bas du ventre. Quelque chose de sourd, de douloureux. Une colère contenue qui ne demande qu’à s’exprimer.  C’est une impuissance totale qui se vit. Il ne s’agit pas ici d’un simple ressenti : ça se vit… Vous sortez du supermarché, vous voyez sur le stationnement toutes ces automobiles rutilantes. Il pleut, il vente, il fait froid, c’est l’automne, et vous montez sur votre vélo pour parcourir quelques kilomètres. Vous arrivez à la maison, vous ouvrez la porte du frigo, vous y déposez ce que vous avez acheté et vous constatez avec désarroi qu’il est quasi aussi vide qu’avant. Il y a des centaines de milliers de gens qui vivent ça au Canada, en France, en Belgique, aux États-Unis et partout dans les pays occidentaux supposés regorger de richesses. Il se pourrait bien que le seul véritable secteur économique en croissance devienne celui des banques alimentaires.

Ce troisième tome se positionne dans une dynamique différente des deux tomes précédents. D’une part, Georges Vignaux sélectionne des textes journalistiques évocateurs qui rendent compte de moments historiques et de réflexions faites à chaud dans des moments de crise. Cette sélection s’impose d’elle-même, au vu de la pertinence et de la fréquence des sujets abordés. Ainsi émergent des «paquets d’idées» qui sont autant de moments historiques faisant sens, créant des sens sociaux. D’autre part, Pierre Fraser part de ces textes et propose une analyse et tente de remettre les choses en perspective dans un contexte de mondialisation des marchandises et des personnes. Les auteurs convient donc le lecteur à une démarche toute personnelle dans sa compréhension de ce qui agite nos sociétés. Et en ce sens, cet ouvrage n’a aucune autre prétention que celle-ci.

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