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La psychiatrie au XXe siècle : l’avant-guerre

19 avril 2014

ImageLa psychiatrie s’édifie alors comme une science en développant la nosologie et la nosographie, restant cousine de la neurologie, s’approchant de la psychologie comme équivalent de la physiologie. Le cerveau est l’objet de la recherche car c’est lui qui tient la clef de l’étiologie des maladies mentales.

Henri Ey (1900-1977) est le dernier représentant de cette période où les descriptions cliniques abondent. Il tente une synthèse entre les symptômes psychiatriques et les données neurophysiologiques par sa théorie de I’organodynamisme. Il explique comment le manque d’une fonction peut engendrer l’excessif développement d’une autre jusqu’au saut dans le pathologique.

Cette vision médicale trouve son prolongement dans les thérapeutiques biologiques qui apparaissent après la première guerre mondiale.

Impaludation : Von Jauregg découvre un traitement de la paralysie générale en provoquant artificiellement de la fièvre.

L’insulinothérapie ou cure de Sakel. Dans les années 50, cette méthode très employée provoque des comas hypoglycémiques avec parfois des convulsions. EIIe est utiIisée dans Ie cadre des psychoses endogènes (schizophrénie).

Cardiazol – Von Meduna (1932)

Cette méthode provoque des convulsions et est indiquée dans le cadre des psychoses endogènes.

Les électrochocs : Cerletti et Bini (1938)

Principe : passage d’un courant électrique entraînant une convulsion.

Indications : Ils furent présentés au départ comme un traitement de la schizophrénie, mais l’on découvrit, dès 1940, que la cible de choix était la dépression. A cette même date, fut introduit la curarisation, pour prévenir le risque de complications traumatiques. Depuis, cette pratique se fait sous anesthésie générale.

La psycho-chirurgie : Edgar Moniz, neurologue portugais. Prix Nobel de médecine en 1949. Ses recherches sont inspirées des travaux de Pavlov et Ramon y Cajal sur les connexions intercérébrales qu’il fallait rompre lors de la fixation de certains troubles, notamment des obsessions.

Au départ, ces coupures, ou lobotomies, furent pratiquées par injection d’alcool, puis par un appareil tranchant. Ces techniques se développèrent d’abord en Europe et trouvèrent leur apogée aux Etats-Unis autour des années 50. Outre les psychoses, cette pratique eut pour indication les obsessions sexuelles. Il semble que, depuis vingt ans, cette technique soit abandonnée et uniquement réservée à quelques rares cas rebelles, insensibles à toute forme de traitement.

 

Georges Vignaux

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