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Le XXe siècle : les contestations en psychiatrie

16 juillet 2014

Au moment où la psychiatrie entre dans une période de mutation importante, avec l’ouverture des asiles, l’utilisation des médicaments, les projets de sectorisation, elle se trouve alors paradoxalement remise en cause par un grand mouvement de contestation générale.

Il se développe dans les années 60-70, concerne toute l’Europe et même les USA.

Les partisans de cette anti-psychiatrie dénoncent les abus d’internement, s’opposent à l’utilisation des médicaments, et surtout considèrent que les concepts de « maladie » et de «normalité » ne veulent rien dire.

La contestation touche aussi la psychanalyse. Après avoir connu son heure de gloire, elle devient à son tour une institution en crise. On doute de son caractère scientifique et l’on parle volontiers d’une « supercherie » pour juger de son efficacité. Elle représentait un espoir thérapeutique pour tous ceux qui, avec l’anxiété, la dépression, les difficultés d’adaptation, souffrent psychiquement sans être étiquetés « malades ».

C’est pourquoi, très rapidement viennent lui succéder des « thérapies miracles », qui, s’inspirant de la psychanalyse, proposent des méthodes rapides, fertiles en émotions et efficaces au point de faire ressentir l’impression d’un mieux être immédiat.

-L’anti-psychiatrie :

Ce mouvement débute dans les années 60 et devient surtout actif en France après 1968. Il part d’Angleterre avec les psychiatres Laing et Cooper.

En Italie, c’est Basaglia qui s’en fait l’écho et qui inspire la Loi du 13 Mai 1978 portant sur la suppression des hôpitaux psychiatriques et l’abrogation de celle de 1904 sur l’internement.

Aux USA, Thomas Szasz reprend les mêmes théories, tandis qu’en France, Michel Foucault, Maud Mannoni et Roland Jaccard en sont les interprètes.

L’anti-psychiatrie est d’abord une critique de la société. Elle considère que la folie n’existe pas, qu’elle est un mythe, un langage, mais certainement pas une maladie. Elle accuse la société et surtout l’institution familiale de fabriquer l’aliénation en désignant comme « fou » celui qui dérange parce qu’il incarne la violence et le malaise de toute la collectivité. Reconnu dangereux, il se retrouve interné. La distinction fou/non fou et malade/médecin est une aberration.

Les anti-psychiatres pensent que le fonctionnement de la psychiatrie représente une continuation de l’Inquisition. Les fous sont persécutés dans les asiles, comme on persécutait autrefois les sorcières. Les malades sont tués avec des électrochocs, des lobotomies ou des camisoles chimiques. On a trouvé de nouveaux coupables pour expliquer les problèmes de la société. Les psychiatres ne sont que des menteurs, des criminels et des Inquisiteurs.
La folie exprime les difficultés vécues par tous pour rester adaptés aux normes sociales. En ce sens, son langage a une certaine sagesse qui fait que le fou peut apprendre beaucoup aux autres. L’anti-psychiatrie reprend cette vieille image positive de la folie et son discours est assez proche de celui d’Erasme et de son « Eloge »:

« Est reconnu fou celui qui dérange ».

« La folie est relative, c’est la société qui en fixe les limites ».

« C’est une grande sagesse que de savoir être fou ».

Alors, on refuse les hôpitaux parce qu’ils engendrent la maladie et on accuse les psychiatres d’être plus fous que leurs patients quand ils s’entêtent à distribuer des drogues au nom d’une certaine « normalité ».

Des expériences de vie communautaire sont tentées, basées sur le principe que le meilleur traitement de la folie est de ne pas la soigner. Ainsi on doit laisser la schizophrénie évoluer vers une « métanoïa », un « voyage au-delà de soi » salutaire et enrichissant. Les résultats s’avèrent très décevants.

Née du procès de la société aliénante, l’anti-psychiatrie s’éteint d’elle-même dans les années 80.

Mais ce mouvement de contestation est aussi parti du constat que, malgré l’ouverture de l’hôpital, l’aide apportée par les psychotropes et la psychothérapie, la maladie mentale existera toujours. L’espoir thérapeutique est déçu : la psychiatrie ne guérit pas. Les troubles restent difficiles à expliquer, le pronostic toujours incertain et le traitement uniquement palliatif.

Devant ce constat d’échec, le discours réactionnaire de l’anti-psychiatrie s’était bâti d’autres illusions : il n’y a pas de malades mentaux mais seulement des gens ou des comportements qui dérangent l’ordre social établi et qui font l’objet d’une répression.

Cependant, malgré des aberrations évidentes, l’anti-psychiatrie a stimulé le changement dans l’attitude sociale par rapport à la folie. Le psychisme est cet endroit de rencontre de l’individu et de la société, mais il est aussi le point d’émergence de la folie qui s’inscrit d’emblée comme une rupture de cette communication.

La maladie mentale réclame davantage une considération sociale que médicale puisqu’elle représente avant tout cette difficulté de vie en société qui ne concerne pas uniquement le fou.

-La psychanalyse contestée :

Elle aussi, à son tour, se retrouve sur le banc des accusés pour n’avoir pas répondu à toutes les espérances que l’on en attendait.

Entrée en France en 1923, elle tarde à se faire une place. On ne compte en effet que 150 praticiens en 1950. Par contre, le succès qu’elle connaît ensuite lui permet d’en avoir 4000 dans les années 80. Le sommet de sa gloire semble alors être atteint car depuis une diminution importante et progressive du nombre des psychanalystes est enregistrée. Elle traduit le net désintérêt que l’on accorde désormais à ce procédé thérapeutique qui pourtant, à une certaine époque, représentait une idéologie dominante.

On reproche à la psychanalyse d’être trop chère, trop longue et de n’avoir jamais vraiment pu prouver son efficacité. De plus son côté intellectualisant ne lui permet de s’adresser, en définitive, qu’à un nombre limité de personnes. Sa théorie fait l’objet de sévères critiques :

-Le complexe d’Oedipe, que Freud considérait comme universel, semble être l’un des éléments le plus controversé de la construction psychanalytique.
En 1887, lors de son auto-analyse, Freud raconte qu’il a été amoureux de sa mère et jaloux de son père. Il utilise cet évènement marquant de sa jeunesse pour en faire la pierre angulaire de toute sa théorie. Selon lui, tous les petits enfants, entre trois et cinq ans, éprouvent les mêmes sentiments envers leurs parents.

Deux psychologues allemands des universités de Hanovre et de Heildeberg, se sont lancés dans une étude sur ce fameux complexe d’Oedipe. Ils démontrent que loin d’être un passage obligé dans la formation de la personnalité, il ne se manifeste presque jamais et reste, en définitive, une « pure invention » de Freud.

Si le complexe d’Oedipe apparaît quasiment invérifiable dans notre société, il devient par contre complètement caduque dans celles à filiation matrilinéaire.
Les contextes psycho sociaux et familiaux étant tellement différents selon les cultures, il semble bien que la psychanalyse ne puisse pas prétendre avoir une dimension universelle.

-La théorie freudienne reste aussi discutable sur un autre point essentiel : elle considère que le refoulement et la sexualité sont à l’origine de la plupart des maladies mentales.
Cette restriction simpliste ne tient pas compte de tous les facteurs socio environnementaux qui peuvent intervenir dans l’organisation psychique au cours de l’existence.

Les études ethnologiques prouvent que l’homme doit avant tout être compris comme un être historique, évoluant dans un milieu social et culturel qui détermine ses modes de pensée, de comportement et ses styles de conduite.

-Au sujet de la cure proprement dite, on est en droit aussi de s’interroger sur cette fameuse
« neutralité bienveillante » de l’analyste et sur la façon dont elle influence les aveux du patient. Ce dernier est amené à se construire un monde mental qui correspond au cadre fourni par le thérapeute. Il s’agit d’une forme d’induction subliminale qui lui impose de n’apporter que des souvenirs et des émotions qui vont plaire à son analyste.

Frank Sulloway, historien des sciences, du « Massachussett’s Institue of Technology », a réalisé une large étude sur la théorie freudienne. Selon lui, pour s’assurer de l’avenir de la psychanalyse, Freud se serait inventé des succès thérapeutiques.
Anna O., une de ses patientes, n’aurait en fait jamais été guérie.
Preuves à l’appui, Sulloway avance que sur six patients déclarés « guéris » par Freud, un pris de dégoût aurait abandonné très tôt le traitement, deux n’auraient pas été réellement soignés par lui, tandis qu’un autre n’aurait jamais subit d’analyse.

-Les psychothérapies miracles :

La psychanalyse est devenue une institution en crise. Et son déclin est surtout manifeste dans les pays où elle s’était le plus répandue. Mais avec elle, sont nées rapidement de nombreuses thérapies qui veulent lui succéder.

Elles présentent des procédés thérapeutiques plus brefs et plus efficaces, partant du principe que ce n’est pas la remémoration des souvenirs inconscients qui guérit, mais plutôt leur reviviscence dans une relation fournissant une « expérience collective ».
Il s’agit de répondre à une demande qui s’oriente davantage vers des problèmes sociaux, des situations de crise, des difficultés relationnelles dans le travail, la famille ou la société.
Les conflits actuels et interpersonnels semblent mériter plus d’attention que les conflits internes anciens.

Il y a un gros aveu de souffrance psychique dans la société des gens « normaux » qui s’exprime par l’immense désir de se sentir bien adapté au groupe social, de s’y créer une appartenance sécurisante. Chacun vit dans l’incertitude de ne pas pouvoir préserver son équilibre psychique dans une société où la frontière entre le fou et le non fou, le pathologique et le normal, est bien peu délimitée.

C’est ainsi qu’apparaissent, autour des années 50-60, principalement aux USA, quelques 200 techniques psychothérapiques brèves, individuelles ou collectives. Elles sont toutes plus ou moins issues de la psychanalyse qu’elles adaptent à la nouvelle demande.
On ne parle plus en termes de Moi, de Ca ou de Sur-Moi, mais en termes de Self (manière d’habiter son corps), d’Objet, de Narcissisme, de Communication.

Dans un premier temps, seuls médecins et psychologues sont habilités à pratiquer ces nouveaux traitements. Mais compte tenu de l’importance de la demande, il se forme très vite un « Syndicat National de Praticiens en Psychothérapie » qui propose de créer une profession de santé indépendante. Et le marché, à peine lancé, laisse entrevoir déjà des bénéfices financiers séduisants.

C’est un véritable tsunami de psychologie « made in USA » qui déferle alors sur l’occident. Des milliers de spécialistes viennent prendre en charge lucrativement le « malaise social », la « souffrance existentielle ».

Ils offrent un assortiment varié de techniques pour analyser, contrôler, renforcer ou immuniser l’individu désormais persuadé de souffrir d’un mal épouvantable : celui de vivre.

Ces méthodes garantissent une guérison symptomatique rapide, une amélioration des relations interpersonnelles, une meilleure tolérance aux tensions psychiques et à la frustration, une augmentation de la capacité d’aimer et tout un tas d’autres merveilles du même ordre.
Convaincus d’être malades ou de risquer de le devenir, les gens, au lieu d’aller transférer chez l’analyste, vont vagir en thérapie primale, crier et s’époumoner dans les groupes Casriel, défoncer les matelas en bio-énergie, jouer avec « l’enfant qui est en soi » en analyse transactionnelle ou se mettre nus dans les groupes de « rencontre et de ressenti ».

On a enfin trouvé des méthodes simples et efficaces pour parvenir à s’ « aimer soi-même », à se rebâtir intérieurement, à fortifier sa personnalité.

La thérapie primale :

Elle a été créée par Arthur Janov, un philosophe recyclé dans la psychologie, à Los Angeles. Selon lui, il faut laisser s’exprimer et se libérer la douleur morale de l’individu.
La maladie mentale est due à une trop grande souffrance accumulée dans la prime enfance.

La thérapie vise à faire régresser les patients jusqu’à leur naissance, à recréer les scènes primales déterminantes. Le sujet doit ainsi se libérer de ses défenses pour retourner au « cri primal ». Le cri est une catharsis qui guérit. Au cours du traitement , il n’est pas rare de voir des adultes vagir et téter comme des enfants, ou se tordre de douleur en hurlant :

« Maman, aime-moi » !

Janov prétend que l’on naît tous pareils, mais que c’est l’environnement parental qui fait de nous des névrosés ou des psychotiques.

Le groupe Casriel :

Casriel est un médecin qui a fondé son institut à Park Avenue à New York.
Sa thérapie utilise aussi le cri, mais en groupe. Les patients sont réunis et chacun à leur tour, ils déversent toutes leurs angoisses : divorce, incapacité à être heureux en amour, insécurité, difficulté à se sentir bien dans sa peau, etc… Ensuite, main dans la main, ils se disent les uns aux autres :

« Va te faire fouttre » !

La technique oscille entre l’accusation et le soutien affectif que l’on retrouve dans chaque groupe. Ils discutent, se plaignent, se consolent, pleurent, gesticulent, se disputent ou s’agressent, mais tout se termine par des embrassades et une réconciliation. Le but est de favoriser l’expression de la colère et de l’angoisse.

L’expérience affective du groupe permet à l’individu de retrouver une identité, une image sociale, d’expérimenter le rejet des autres, de se reconnaître et de se sentir heureux et accepté.

L’analyse transactionnelle :

Créée par le docteur Eric Berne aux USA, cette psychothérapie, qui se place parmi les moins onéreuses, connaît rapidement une grande popularité. Elle s’inspire de la psychanalyse pour en faire une cure à la portée de tous. Sa théorie est simple : Dans chaque individu, il y a un Parent, un Adulte et un Enfant. Ce sont les trois voix qui parlent en nous, les trois égos de notre personnalité.

Le Parent raisonne, approuve et gronde ; il évoque le Sur-moi freudien. L’Adulte prend les décisions ; c’est un peu le Moi freudien.

L’Enfant est cette partie de nous-mêmes qui commande aux instincts, aux joies naïves et aux déceptions ; il est proche du ça freudien.

Les gens réagissent et communiquent entre eux à travers ces trois cercles, c’est la Transaction.
Par exemple, un père en s’adressant à son fils peut très bien faire parler l’enfant qui est en lui et poser une question à l’adulte qui est en son fils. Selon la théorie de l’analyse transactionnelle, l’enfant est un être vulnérable qui, dès sa naissance, est confronté à la réalité angoissante du monde des adultes ; il contracte tout de suite le sentiment de « rien ne va pour moi » qui se traduira plus tard par une tendance à l’auto dépréciation, à la sous-estimation de soi, génératrice de décompensations pathologiques.

Le Parent est désigné coupable, car c’est lui qui communique le sentiment néfaste de « rien ne va », c’est lui qui contredit sans cesse l’Enfant qui est en nous, cette partie de nous-mêmes la plus vivante et la plus spontanée. Et l’Enfant qui est en nous, découragé, déprimé, devient un souffre-douleur.

Ainsi est apportée l’explication au mal de vivre, au manque d’amour, à la maladie mentale.
Pour guérir, il faut restaurer le narcissisme, se rebâtir intérieurement. On peut transformer le sentiment de « rien ne va » en un « tout va bien pour moi » en retrouvant l’Enfant qui est en nous et en l’aimant.

L’analyse transactionnelle prône « l’amour de soi salvateur » qui permet d’acquérir l’ «Insight », la juste vision de soi et du monde.

La bio-énergie :

Alexandre Lowen, psychiatre et psychanalyste, a fondé l’école de la bio-énergie en 1954.
Sa théorie part de la constatation que l’individu, dans la société moderne, est toujours tendu psychologiquement et que cela transparait dans son physique. Le corps se souvient autant que l’esprit, il garde en mémoire la trace des évènements passés, et, de ce fait, la rigidité corporelle trahit bien souvent des rigidité psychiques :

« Chacun de nos traits corporels trouve son origine dans des expériences infantiles ».

En bio-énergie, on apprend à vivre avec son corps, et à lui permettre de s’exprimer : boxer un divan, se battre avec des polochons, crier des insultes, etc… Dans le défoulement, un transfert s’effectue. Les objets que l’on frappe, que l’on maltraite ou que l’on insulte sont personnalisés. Cette thérapie provoque une crise émotionnelle curative durant laquelle l’angoisse est agie et évacuée.

La gestalt-thérapie :

Elle a été élaborée dans les années 40 par l’allemand Fritz Perls.
Selon lui, les troubles psychiques surviennent chez des individus dont la formation de la personnalité n’est pas terminée. Pour guérir, le patient doit retrouver son « soi », son unité intérieure, en exprimant au sein d’un groupe thérapeutique, tous ses conflits personnels.

Il s’agit d’un psychodrame où le sujet est conduit à mimer les différents personnages qui l’habitent, jusqu’au moment où une décharge émotionnelle lui permet de compléter sa Gestalt, sa structure interne.

Cette thérapie a connu un immense succès aux USA et ensuite en France à partir de 1960.

Les thérapies comportementales :

Très prisées chez les anglo-saxons à une certaine époque, ces psychothérapies sont destinées à aider un individu malade à combattre ses difficultés comportementales en supprimant ou en inhibant ses symptômes, ses mauvaises attitudes, par des méthodes de conditionnement ou de déconditionnement.

Alors que l’hôpital commence à s’ouvrir sur l’extérieur, au même moment, les gens « normaux » revendiquent eux aussi le droit de souffrir de troubles mentaux et d’être pris en charge. Un marché prometteur s’ouvre pour de nouveaux psychothérapeutes, quelquefois psychiatres, ou psychologues reconvertis, qui remportent un succès aussi immédiat qu’éphémère.

Dans ces groupes de traitement, ils retrouvent un peu l’influence du sorcier guérisseur sur la tribu ou du magnétiseur sur les hystériques. La magie reprend sa place.

Les patients ressemblent à ces anciens convulsionnaires qui espèrent, en vivant une expérience émotionnelle paroxystique, être miraculeusement guéris du mal de vivre, de l’angoisse, de la dépression et de toutes les vicissitudes de l’existence moderne.
Ils se présentent en thérapie avec un besoin d’amour et une incapacité à assumer leur propre vie. Leurs défenses sont fragiles et leur seuil de tolérance à la frustration très bas. L’aveu d’une telle souffrance psychique dans la société des gens normaux interroge : qui est malade, qui ne l’est pas ?

Le concept de normalité admis jusqu’alors mérite une révision. On considère comme «normal» celui qui reste adapté à son milieu même s’il souffre de troubles psychiques importants. Sa pathologie n’est reconnue que lorsqu’il est rejeté par les autres. C’est pourquoi au terme de normal on préfère celui de « bien portant » qui, malgré une pathologie parfois marquée, reste adapté à une pseudo normalité.

Une fois passée la mode des psychothérapies miracles, c’est à la psychiatrie qu’il incombe de prendre en charge ce malaise de la société qui conduit de plus en plus de gens à la dépression, à la psychopathie, à la sur consommation de médicaments ou au suicide. Mais désormais, il apparaît difficile de s’appuyer sur une psychologie qui, à force d’être dévoyée, vulgarisée, a perdu de son sens et de sa valeur.

Le soin va maintenant devoir se rationaliser.

 

Georges Vignaux

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